Sept principes Sans trace

Les 7 principes Sans trace© transmettent un message simple, cohérent et universel en ce qui a trait au comportement attendu des adeptes de plein air et des touristes de nature et d’aventure dans les parcs et les autres aires naturelles. Les principes sont fondés sur des données scientifiques dans les domaines de l’écologie et des sciences humaines. Ils sont également basés sur des pratiques de gestion éprouvées. Ils s’accompagnent d’un ensemble de techniques pour aider les gens à réduire les impacts écologiques et sociaux de leurs activités non motorisées.

De ville en forêt dispense le programme de formation des éducatrices et des éducateurs Sans trace, de la National Outdoor Leadership School et du Leave No Trace Center for Outdoor Ethics. La formation est accessible à toute personne désireuse d’acquérir cette compétence à des fins professionnelles ou dans le but d’améliorer sa pratique autonome du plein air ou du tourisme de nature ou d’aventure.

© 1999 by the Leave No Trace Center for Outdoor Ethics : www.LNT.org // Adaptation française de Sans trace Canada : www.sanstrace.ca
Carte de référence des 7 principes Sans trace adaptée en quatorze versions : aires urbaines et périurbaines, canyoning, éthique internationale, enfants, chasse, escalade, escalade de bloc, géocaching, hiver, pêche, rivières, sites patrimoniaux, spéléologie, vélo de montagne. 

Introduction aux 7 principes Sans trace

Principe 1 | Principle 1

En bref

  • Vous renseigner avant de partir sur la réglementation en vigueur dans les parcs et les autres aires naturelles ainsi que sur les particularités du territoire que vous souhaitez visiter.
  • Planifier un parcours qui convient à tous les membres du groupe et être prêts à rebrousser chemin au besoin.
  • Être prêts à faire face aux intempéries, aux risques naturels et/ou à toute forme d’urgence en apportant avec vous de l’équipement et des vêtements adaptés, une trousse de premiers soins, un téléphone cellulaire etc.
  • Essayer de planifier votre excursion en-dehors des périodes de forte fréquentation.
  • Vous déplacer en petits groupes de 4 à 6 personnes maximum.
  • Informer des proches de votre itinéraire.

Adapté et reproduit avec la permission de
Sans trace Canada

Une planification adéquate et une bonne préparation aideront les personnes qui entreprennent de visiter l’arrière-pays à atteindre leurs objectifs et ce, de façon agréable et sécuritaire, tout en minimisant les dommages occasionnés au territoire parcouru.

Une bonne planification avant le départ

Souvent, une mauvaise préparation laissera de campeurs ou des randonneurs malheureux et se soldera par des ressources naturelles et culturelles endommagées. À plusieurs reprises, des gardes de parc nous ont raconté des histoires ahurissantes d’usagers qui ont pris des risques inutiles à cause d’une mauvaise préparation aux situations imprévues. Sans parler de la dégradation du milieu naturel qu’ils ont inévitablement causée.

Pourquoi une bonne préparation est-elle si importante?

N’hésitez pas à ajouter vos propres réponses à cette liste.

Une bonne préparation :

  • aide à assurer la sécurité du groupe et des individus qui le composent;
  • vous prépare à utiliser les techniques Sans trace et à minimiser les dommages infligés à l’environnement;
  • contribue au succès de votre aventure en vous permettant de vivre à une expérience divertissante et sécuritaire;
  • accroît votre aplomb et multiplie les occasions d’approfondir vos connaissances sur la nature.

Sept éléments à considérer lorsque vous planifiez une sortie

  1. Identifiez et notez les attentes (objectifs) associées à votre sortie.
  2. Identifiez les compétences et les habiletés de chaque participant.
  3. Choisissez des destinations qui répondent à vos objectifs et qui correspondent à vos compétences et vos habiletés.
  4. Informez-v0us au sujet de votre destination auprès des gestionnaires de territoire et par l’étude des cartes et de la documentation.
  5. Choisissez du matériel et des vêtements qui assureront votre confort, votre sécurité et la réduction de votre empreinte.
  6. Planifiez vos activités en fonction de vos objectifs, de vos compétences et de vos habiletés.
  7. Au retour, passez en revue les résultats de votre sortie et notez les changements à apporter lors de la prochaine excursion.

D’autres éléments à considérer

  • Les conditions atmosphériques
  • Le terrain
  • Les règlements en vigueur et les restrictions applicables
  • La délimitation des terres privées
  • La vitesse de randonnée du groupe et la consommation d’aliments anticipée (les restes génèrent des ordures qui laissent des traces)
  • La taille du groupe (selon les règlements et les objectifs du voyage)
  • Tous les principes Sans trace

Planification des repas

Les repas, un autre élément qui requiert une bonne planification, peuvent considérablement influer sur les répercussions occasionnées par le groupe sur l’arrière-pays.

Les avantages d’une bonne planification

  • Moins de déchets.
  • Sacs à dos plus légers, vitesse de randonnée accrue, moins de fatigue.
  • Une dépendance moindre à l’égard des feux de camp pour la cuisson.

Plats simples (une casserole) et remballage des aliments

  • La planification de plats simples et de goûters légers permet d’économiser du temps au niveau de l’emballage et de la préparation, allège le poids et limite les déchets. De plus, vous n’aurez nullement besoin d’un feu de camp et les ustensiles seront limités au strict minimum. Deux réchauds de camping peuvent être utilisés pour tous les repas d’un groupe de bonne taille si vous disposez de deux grandes casseroles (pour une cuisson rapide, utilisez une seule casserole posée sur les deux réchauds).
  • La plupart des aliments devraient être remballés dans des sacs ou des contenants étanches avant d’être placés dans votre sac à dos. En plus de protéger les aliments, les sacs réutilisables diminuent le volume et la quantité de déchets. Si vous utilisez des sacs de plastique, les sacs vides peuvent être insérés l’un dans l’autre et réutilisés à la maison. Avec cette méthode, le groupe rapportera moins d’ordures à la fin du voyage et il ne sera pas soumis à l’indésirable nécessité de camoufler ou d’enterrer les déchets encombrants en cours de route.

Quelques exemples de ce qu’occasionne une mauvaise planification 

  • Un groupe inexpérimenté ou qui ignore tout de la géographie du territoire peut mettre en danger plusieurs personnes en voyageant sur un terrain susceptible de subir des crues soudaines ou sur une crête exposée à la foudre. Souvent, les groupes qui voyagent en terrain aride manquent d’eau ou n’ont en leur possession aucun mode de purification qui leur permettrait d’utiliser l’eau provenant de sources naturelles. Une vérification auprès des gestionnaires des territoires locaux, une étude attentive des cartes et le fait de se renseigner sur les conditions atmosphériques contribueront à minimiser les risques encourus par une expédition.
  • Un groupe mal préparé ayant l’intention de cuire des repas sur un feu de camp peut découvrir, une fois arrivé à destination, qu’une interdiction de feu à ciel ouvert est en vigueur ou qu’il n’y a pas assez de bois pour faire un feu. Souvent, à l’encontre de la loi ou sans tenir compte de l’impact éventuel sur l’environnement, ces groupes aménageront un feu de camp parce qu’ils n’ont pas prévu ces éventualités. Les interdictions de faire un feu et la pénurie de bois de chauffage sont des indications que le territoire en question est soumis à une fréquentation excessive.
  • Un groupe n’ayant pas bien planifié ses déplacements peut très bien voyager à une vitesse moindre que prévue si le terrain est trop abrupt ou si les sentiers sont trop accidentés. Souvent, ces groupes devront retarder la mise en place de leur campement jusqu’à tard dans la soirée, sans possibilité de bien choisir ce qui pourrait engendrer des dommages à l’environnement. De plus, les retards peuvent les empêcher d’atteindre leur objectif de la journée.

In brief

  • Know the regulations and special concerns for the area you’ll visit.
  • Prepare for extreme weather, hazards, and emergencies.
  • Schedule your trip to avoid times of high use.
  • Visit in small groups. Split larger parties into groups of 4-6.
  • Repackage food to minimize waste.
  • Use a map and compass to eliminate the use of marking paint, rock cairns or flagging.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

Adequate trip planning and preparation helps backcountry travelers accomplish trip goals safely and enjoyably, while simultaneously minimizing damage to the land.

Pre-Trip Planning

Poor planning often results in miserable campers and damage to natural and cultural resources. Rangers often tell stories of campers they have encountered who, because of poor planning and unexpected conditions, degrade backcountry resources and put themselves at risk.

Why is Trip Planning Important?

You may want to create additional answers for this list:

  • It helps ensure the safety of groups and individuals.
  • It prepares you to Leave No Trace and minimizes resource damage.
  • It contributes to accomplishing trip goals safely and enjoyably.
  • It increases self-confidence and opportunities for learning more about nature.

Seven Elements to Consider When Planning a Trip

  1. Identify and record the goals (expectations) of your trip.
  2. Identify the skill and ability of trip participants.
  3. Select destinations that match your goals, skills, and abilities
  4. Gain knowledge of the area you plan to visit from land managers, maps, and literature.
  5. Choose equipment and clothing for comfort, safety, and Leave No Trace qualities.
  6. Plan trip activities to match your goals, skills, and abilities.
  7. Evaluate your trip upon return note changes you will make next time.

Other Elements to Consider:

  • Weather
  • Terrain
  • Regulations/restrictions
  • Private land boundaries
  • Average hiking speed of group n anticipated food consumption (leftovers create waste which leaves a trace!)
  • Group size (does it meet regulations, trip purpose and Leave No Trace criteria?)
  • All Leave No Trace principles

Meal Planning

Meals are another element to trip planning that can have a profound effect on the impact a group has on a backcountry area.

Benefits of Good Meal Planning:

  • Reduced trash.
  • Reduced pack weight, resulting in faster hiking times and less fatigue.
  • Reduced dependence upon campfires for cooking.

One-Pot Meals and Food Repackaging:

  • Planning for one-pot meals and light weight snacks requires a minimum of packing and preparation time, lightens loads and decreases garbage. One-pot meals require minimal cooking utensils and eliminate the need for a campfire. Two backpack stoves can be used to cook all meals for large groups if you have two large pots (one large pot can be balanced on two stoves when quick heating is desired). Remember, a stove Leaves No Trace.
  • Most food should be removed from its commercial packing and placed in sealable bags before packing your backpacks. Sealable bags secure food and reduce bulk and garbage. Empty bags can be placed inside each other and packed out for reuse at home. This method can reduce the amount of garbage your group must pack out at the end of the trip and eliminate the undesirable need of stashing or burying unwanted trash.

What are Some Examples of the Results of Poor Trip Planning?

  • A group that is inexperienced or unfamiliar with the geography of an area may put people at risk by traveling through areas susceptible to flash floods or along ridge tops vulnerable to lightning activity. Groups traveling arid lands often fail to carry adequate water or a way of purifying water from natural sources. Checking with local land managers and studying maps and weather conditions can contribute to a low-risk existence.
  • A poorly prepared group may plan to cook meals over a campfire only to discover upon arrival at their destination that a fire ban is in effect or that firewood is in scarce supply. Such groups often build a fire anyway breaking the law or impacting the land simply because they have not planned for alternatives. Fire bans and scarce wood supplies are signs that an area is experiencing the cumulative effects of heavy recreation use.
  • A group that has failed to develop good travel plans may be unable to travel as fast as expected. The terrain may be too steep or the trails too rugged. These groups often resort to setting up camp late at night, sometimes in an unsafe location. Poor campsite selection usually leads to unnecessary resource damage. In addition, the group may never even reach their planned destination.

Principe 2 | Principle 2

En bref

  • Limiter vos activités aux sentiers balisés.
  • Vous abstenir de prendre des raccourcis. Cette pratique est destructrice pour la flore.
  • Marcher à la file au milieu du sentier, même s’il est boueux ou mouillé. En tentant de contourner ces zones, vous risquez de contribuer grandement à la détérioration de la flore et de causer de l’érosion supplémentaire. Même en hiver, la circulation hors sentier est dommageable pour les petits arbres ensevelis sous la neige
  • Camper uniquement sur les sites désignés.
  • Veiller à ne pas étendre votre campement. Concentrer votre activité là où la végétation est absente.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Voyager sur des surfaces durables

L’objectif de toute excursion dans l’arrière-pays consiste à se déplacer en causant le moins de dommages possibles à l’environnement; pour y arriver, il faut connaître la nature des impacts possibles et savoir comment les éviter ou les minimiser.

Des dommages surviennent lorsque la végétation de surface ou de minuscules communautés d’organismes sont piétinées sans espoir de rétablissement. L’érosion et la formation de sentiers indésirables s’ensuivent. Les excursions dans l’arrière-pays peuvent se faire sur des sentiers déjà établis ou hors sentier.

Se déplacer sur les sentiers

Lorsque vous fréquentez des territoires achalandés, centralisez vos activités et utilisez les sentiers aménagés par les gestionnaires pour accommoder les visiteurs; une solution nécessaire à la préservation de l’environnement de l’arrière-pays. Bien que ces sentiers provoquent aussi un impact négatif sur l’environnement, ils sont facilement identifiables et concentrent le trafic à des endroits précis. De plus, ils préviennent la formation de sentiers indésirables, lesquels nuisent à l’environnement et dégradent les paysages. Mieux vaut voyager sur un sentier bien conçu que sur plusieurs pistes mal définies et dangereuses.

L’usage d’un sentier est recommandé partout où cela s’avère possible. Encouragez les membres de votre groupe à demeurer sur le sentier et, lorsque le sentier zigzague (en grimpant une colline, par exemple), à ne prendre aucun raccourci à travers la broussaille. Lors des périodes de repos ou si le groupe décide de faire une pause hors-piste, les usagers doivent laisser de la place aux autres.

(De temps en temps, inciter les membres de votre groupe à se reposer et à profiter de l’occasion pour communiquer entre eux et, surtout, sans crier ou faire du bruit inutilement. Habituellement, les bruits intenses ne sont pas les bienvenus dans les espaces sauvages et naturels.)

Voyager hors des sentiers battus

Dans les zones vierges (sauf dans certains endroits désertiques), faites en sorte que l’utilisation et l’impact de votre groupe soient dispersés. Tout déplacement hors des sentiers battus, tels que les excursions dans les territoires isolés, la recherche d’un lieu à l’abri des regards pour aller à la toilette ou l’exploration des alentours d’un campement, est considéré comme un déplacement hors-piste. Deux facteurs importants déterminent l’impact des déplacements hors-piste : la durabilité des surfaces et de la végétation et la fréquence des déplacements (ou la taille du groupe).

  • La durabilité se rapporte à l’aptitude des surfaces ou de la végétation à résister à l’usure ou à demeurer dans une condition stable.
  • La fréquence d’utilisation et la taille du groupe se rapportent au piétinement que pourrait subir une zone sauvage ou aux tamponnements répétés qu’un petit secteur devra endurer.

Durabilité de la surface

Tous les amateurs de plein air devraient connaître le concept de la durabilité car toutes les surfaces naturelles ne répondent pas de la même façon aux déplacements dans l’arrière-pays.

  • Roche, sable et gravier: ces surfaces demeurent très durables et peuvent tolérer des piétinements répétés et une détérioration excessive; (cependant, les lichens qui poussent sur les roches sont vulnérables aux frottements répétés).
  • Glace et neige: comme l’impact sur ces surfaces sera temporaire, elles demeurent un bon choix pour les déplacements dans la mesure où les précautions appropriées auront été prises et que la couche de neige s’avérera d’une épaisseur suffisante pour protéger la végétation sous-jacente.
  • Végétation: la résistance de la végétation au piétinement varie selon le type de plantes et la localisation; user de minutie au moment d’évaluer vos choix. Optez pour des endroits où la végétation est tenace et se régénère rapidement ou pour des lieux où la végétation clairsemée s’évite facilement. Bien que la flore séchée résiste bien au piétinement, la végétation dans les baissières souffrira énormément, laissant ainsi des traces, ce qui encouragera les nouveaux venus à emprunter le même chemin. En règle générale, si vous devez voyager hors-piste, divisez votre groupe afin d’éviter de créer des sentiers indésirables, d’autant plus que d’autres personnes pourraient vous suivre et multiplier les impacts. Si possible, évitez les zones de végétation, surtout dans les pentes abruptes où les effets d’une excursion hors-piste sont amplifiés.
  • Croûte cryptobiotique: la croûte cryptobiotique que l’on retrouve dans les environnements désertiques est extrêmement vulnérable aux randonnées pédestres. Cette croûte, composée de minuscules communautés d’organismes vivants, offre l’apparence de plaques noirâtres en relief sur le sable. Elle conserve l’humidité dans les climats désertiques et fournit une couche protectrice qui empêche l’érosion. Comme un seul pas peut détruire cette couche, il s’avère d’une importance capitale d’utiliser les sentiers déjà aménagés dans ces zones et aucun déplacement ne devrait avoir lieu sur cette croûte à moins que cela ne soit absolument nécessaire. Si vous devez voyager hors-piste, marchez sur des pierres ou autres surfaces durables autant que possible et, au besoin, suivez-vous en file indienne en mettant vos pieds exactement dans les empreintes laissées par la personne qui vous précède. Vous remarquerez que ce conseil est exactement à l’opposé de ce qu’il faut faire dans les zones végétatives (le vélo de montagne sur cette croûte doit être évité à tout prix.)
  • Flaques et bourbiers désertiques: pour la faune du désert, l’eau se veut une ressource rare; ne marchez pas dans les flaques d’eau ou les bourbiers que vous rencontrez dans les zones désertiques et, surtout, ne troublez pas l’eau de surface car ces cuvettes abritent une myriade de petits organismes vivants.

Camper sur des surfaces durables

Le choix d’un site adéquat pour camper est probablement l’aspect le plus important d’une expédition à faible impact dans l’arrière-pays; le jugement et les informations disponibles entrent en jeu, ce qui suppose souvent un compromis entre les impacts écologiques et les objectifs sociaux. Une décision relative au choix d’un site devrait être basée sur les renseignements concernant le niveau et l’usage permis dans une zone, la fragilité de la végétation et du sol, la probabilité de perturber la faune, une évaluation des dommages antérieurs et les risques éventuels des impacts que votre groupe pourraient causer.

Choisir un site de camping dans les régions achalandées

Pour profiter de la solitude, évitez de camper pas près des cours d’eau ou des sentiers et choisissez un site discret à l’abri des regards des autres usagers. Si vous campez trop près d’un cours d’eau ou d’un lac, vous pourriez bloquer les voies d’accès aux animaux sauvages. En ce qui a trait au choix d’un emplacement de camping, obéissez aux règlements en vigueur et ce, en tout temps. À la fin de la journée, accordez-vous assez de temps et d’énergie pour trouver un site adéquat. La fatigue, le mauvais temps et les départs tardifs ne constituent pas des excuses valables pour sélectionner des sites inappropriés ou fragiles.

De préférence, campez sur des sites ayant déjà subi un impact tel que votre présence ne pourra pas les endommager davantage. Dans les zones populaires, ces endroits sont faciles à repérer parce que toute la végétation a été détruite. Dans les zones hors-piste, un endroit sans végétation indique la présence de roches-mères ou de bancs de sable.

Dans les zones particulièrement sensibles aux dommages, les tentes, les pistes et les aires de préparation des repas devraient être concentrées sur des emplacements ayant déjà subi des impacts. L’objectif consiste à confiner les impacts aux endroits affichant déjà des signes d’utilisation pour ne pas élargir la zone de perturbation. Lorsque vous levez le camp, assurez-vous que le site est bien nettoyé et attirant pour les autres campeurs qui suivront.

Camper dans les régions vierges isolées

Normalement, les endroits vierges sont isolés, peu fréquentés et n’ont subi aucun impact; avant de les visiter, assurez-vous de maîtriser les techniques Sans trace et appliquez-les une fois sur place.

Dans les sites à l’état vierge, le fait de disséminer les tentes, d’utiliser différentes routes pour les promenades dans le campement et de déménager le campement chaque soir assurera la préservation de l’environnement. L’objectif consiste à minimiser l’impact à chaque endroit. Si possible, installez les tentes et l’aire de cuisson sur des surfaces durables, préférablement sur de grandes dalles rocheuses. Au camp, troquez vos bottines pour des espadrilles ou des souliers de tennis et réduisez au strict minimum les activités autour de la cuisine ou de l’endroit où les sacs à dos sont dissimulés. Surtout, regardez où vous mettez les pieds pour ne pas comprimer la végétation. Modifiez les trajets utilisés pour aller chercher de l’eau et servez-vous de contenants pour diminuer le nombre de voyages. Vérifiez les règlements en vigueur mais, en général, ne campez jamais à moins de 70 mètres d’un cours d’eau ou d’un lac.

Au moment de lever le camp, prenez le temps de naturaliser le site. En recouvrant les endroits abrasés avec des détritus végétaux tels que des aiguilles de pin, en effaçant les empreintes et en raclant, avec un bout de bois, les endroits où la végétation a été emmêlée aidera le site à se remettre de votre passage et dissimulera son utilisation comme campement, ce qui le rendra moins susceptible d’être réutilisé par d’autres voyageurs. Un site de camping à l’état sauvage aura plus de chance de demeurer vierge s’il n’est utilisé qu’une fois.

Dans les terres arides, un site de camping à l’état original, sans signe d’utilisation préalable, s’avère un excellent choix en autant qu’il est situé sur une surface durable dépourvue de végétation, telle que la roche, le gravier ou le sable. Un site déjà compacté fera aussi l’affaire, car vous ne pourrez l’endommager davantage. Cependant, assurez-vous que ce site pourra accommoder tout votre groupe. En aucun temps vous devriez camper sur un sol cryptobiotique, dans des îlots de végétation ou dans les précieuses bandes vertes des criques et des ruisseaux désertiques. Lorsque vous campez sur le fond sablonneux d’une rivière ou d’un cours d’eau asséché, ou un autre endroit susceptible d’être inondé, prenez garde aux crues soudaines.

Les aires de préparation des repas et les lieux de disposition des tentes et des sacs à dos devraient être aménagés sur la roche, le sable ou le gravier. Choisissez soigneusement des chemins durables pour vous déplacer aux différents endroits de votre campement, afin d’éviter de créer des sentiers connexes. Comme l’objectif consiste à minimiser le tamponnement et le compactage dans un endroit particulier de votre campement, modifiez votre trajet et ne séjournez pas plus de deux nuits sur le même site.

Ne procédez jamais au raclage ou au nettoyage des sites de campement pour y enlever les matières organiques telles que les feuilles ou autres détritus naturels et minimisez le déplacement des roches et du gravier. Les détritus organiques aident à amortir l’effet d’écrasement produit par les poids lourds, limitent le compactage des sols, relâchent des nutriments pour les plantes et réduisent l’érosion causée par la pluie. Déplacer les roches enrobées de lichen et de vernis, mieux connues sous le nom de pavés du désert, peut engendrer un impact qui durera des centaines d’années. Une fois retournées ou déplacées, ces roches sont difficiles à remettre en place et les lichens et le vernis ne repousseront pas durant notre vie.

Camper dans un couloir fluvial

Les couloirs fluviaux sont d’étroites bandes de terre et d’eau comportant peu d’espace de dispersement des activités humaines. Les campements sont souvent désignés. En règle générale, mieux vaut camper sur un site identifié près des plages et des bancs de sable, ou sur un site sans végétation sous la laisse de crue.

In brief

  • Durable surfaces include established trails and campsites, rock, gravel, dry grasses or snow.
  • Protect riparian areas by camping at least 70 meters from lakes and streams.
  • Good campsites are found, not made. Altering a site is not necessary.

In popular areas:

  • Concentrate use on existing trails and campsites.
  • Walk single file in the middle of the trail, even when wet or muddy.
  • Keep campsites small. Focus activity in areas where vegetation is absent.

In pristine areas:

  • Disperse use to prevent the creation of campsites and trails.
  • Avoid places where impacts are just beginning.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

Travel on Durable Surfaces:

The goal of backcountry travel is to move through the backcountry while avoiding damage to the land. Understanding how travel causes impacts is necessary to accomplish this goal.

Travel damage occurs when surface vegetation or communities of organisms are trampled beyond recovery. The resulting barren area leads to soil erosion and the development of undesirable trails. Backcountry travel may involve travel over both trails and off-trail areas.

Travel on Trails:

Concentrate Activities When Traveling in Heavily Used Areas. Land management agencies construct trails in backcountry areas to provide identifiable routes that concentrate foot and stock traffic. Constructed trails are themselves an impact on the land; however, they are a necessary response to the fact that people travel in the back country. Concentrating travel on trails reduces the likelihood that multiple routes will develop and scar the landscape. It is better to have one well-designed route than many poorly chosen paths.

Trail use is recommended whenever possible. Encourage travelers to stay within the width of the trail and not short cut trail switchbacks (trail zigzags that climb hill sides). Travelers should provide space for other hikers if taking breaks along the trail. The principles of off-trail travel should be practiced if the decision is made to move off-trail for breaks.

(Hikers in the same group should periodically stop to rest and talk. Avoid shouting to communicate while hiking. Loud noises usually are not welcome in natural areas.)

Travel Off-trail:

Spread Use and Impact in Pristine Areas (except in some desert areas) All travel that does not utilize a designed trail such as travel to remote areas, searches for bathroom privacy, and explorations near and around campsites is defined as off-trail. Two primary factors increase how off-trail travel affects the land: durability of surfaces and vegetation, and frequency of travel (or group size).

Durability refers to the ability of surfaces or vegetation to withstand wear or remain in a stable condition.

Frequency of use and large group size increase the like hood that a large area will be trampled, or that a small area will be tram pled multiple times.

Surface Durability:

The concept of durability is an important one for all backcountry travelers to understand. The following natural surfaces respond differently to backcountry travel.

  • Rock, sand and gravel: These surfaces are highly durable and can tolerate repeated trampling and scuffing. (However, lichens that grow on rocks are vulnerable to repeated scuffing).
  • Ice and snow: The effect of travel across these surfaces is temporary, making them good choices for travel assuming good safety precautions are followed and the snow layer is of sufficient depth to prevent vegetation damage.
  • Vegetation: The resistance of vegetation to trampling varies. Careful decisions must be made when traveling across vegetation. Select areas of durable vegetation, or sparse vegetation that is easily avoided. Dry grasses tend to be resistant to trampling. Wet meadows and other fragile vegetation quickly show the effects of trampling. Trampling ensures new travelers to take the same route and leads to undesirable trail derailment. As a general rule, travelers who must venture off-trail should spread out to avoid creating paths that encourage others to follow. Avoid vegetation whenever possible, especially on steep slopes where the effects of off-trail travel are magnified.
  • Cryptobiotic crust (« Crypto »): Cryptobiotic crust, found in desert environments, is extremely vulnerable to foot traffic. Cryptobiotic crust consists of tiny communities of organisms that appear as a blackish and irregular raised crust upon the sand. This crust retains moisture in desert climates and provides a protective layer, preventing erosion. One footstep can destroy « crypto ». It is important to use developed trails in these areas. Travel across « crypto » should only be done when absolutely necessary. Walk on rocks or other durable surfaces if you must travel off-trail. In broad areas of « crypto », where damage is unaviodable, it is best to follow in one anothers foot steps so the smallest area of crust is affected, exactly the opposite rule from travel through vegetation. (Cryptobiotic crust is also extremely vulnerable to mountain bicycle travel.)
  • Desert puddles and mud holes: Water is a preciously scarce resource for all living things in the desert. Don’t walk through desert puddles, mud holes, or disturb surface water in any way. Potholes are also home to tiny desert animals.

Camp on Durable Surfaces:

Selecting an appropriate campsite is perhaps the most important aspect of low-impact back try use. It requires the greatest use of judgment and information and often involves making trade-offs between minimizing ecological and social impacts. A decision about where to camp should be based on information about the level and type of use in the area, the fragility of vegetation and soil, the likelihood of wildlife disturbance, an assessment of previous impacts, and your party s potential to cause or avoid impact.

Choosing a Campsite in High-Use Areas:

Avoid camping close to water and trails and select a site which is not visible to others. Even in popular areas the sense of solitude can be enhanced by screening campsites and choosing an out-of-the-way site. Camping away from the water’s edge also allows access routes for wild life. Be sure to obey regulations related to campsite selection. Allow enough time and energy at the end of the day to select an appropriate site. Fatigue, bad weather, and late departure times are not acceptable excuses for choosing poor or fragile camp sites.

Generally, it is best to camp on sites that are so highly impacted that further careful use will cause no noticeable impact. In popular areas, these sites are obvious because they have already lost their vegetation cover. Also, it is often possible to find a site which naturally lacks vegetation, such as exposed bedrock or sandy areas.

On high-impact sites, tents, traffic routes, and kitchen areas should be concentrated on already impacted areas. The objective is to confine impact to places which already show use and avoid enlarging the area of disturbance. When leaving camp, make sure that it is clean, attractive, and appealing to other campers who follow.

Camping in Undisturbed Remote Areas:

Pristine areas are usually remote, see few visitors, and have no obvious impacts. Visit these special places only if you are committed to, and highly skilled in, Leave No Trace techniques.

In pristine sites it is best to spread out tents, avoid repetitive traffic routes, and move camp every night. The objective is to minimize the number of times any part of the site is trampled. In setting up camp, disperse tents and the kitchen on durable sites. Wear soft shoes around camp. Minimize activity around the kitchen and places where packs are stashed. The durable surfaces of large rock slabs make good kitchen sites. Watch where you walk to avoid crushing vegetation and take alternate paths to water. Minimize the number of trips to water by carrying water containers. Check regulations, but camping 200 feet (70 adult steps) from water is a good rule of thumb.

When breaking camp, take time to naturalize the site. Covering scuffed areas with native materials (such as pine needles), brushing out footprints, and raking matted grassy areas with a stick will help the site recover and make it less obvious as a campsite. This extra effort will help hide any indication where you camped and make it less likely that other back try travelers will camp in the same spot. The less often a pristine campsite is used the better chance it has of remaining pristine. Camping in Arid Lands The most appropriate campsites in arid lands are on durable surfaces, such as rock and gravel, or on sites that have been so highly impacted further use will cause no additional disturbance. Previously impacted sites are obvious because they have already lost their vegetation cover or the rocky soils have been visibly disturbed. If choosing this type of site, make sure your spot is large enough to accommodate your entire group.

A pristine campsite, with no evidence of previous use, is appropriate in arid lands provided it is on a non-vegetated, highly resistant surface. Expanses of rock, gravel or sand are all ex lent choices. It should never be necessary to camp on cryptobiotic soil, islands of vegetation, or within the precious green ribbons of desert creeks or streams. Beware when camping on sandy river bottoms and areas susceptible to flash floods.

Cooking areas, tents and backpacks should be located on rock, sand, or gravel. Conscious y choose durable routes of travel between parts of your camp so that connecting trails do not develop. Vary your routes since the objective is to minimize the amount of trampling and compaction on any specific part of the campsite. Limit your stay to no more than two nights.

Never scrape away or clean sites of organic litter like leaves, and always minimize the removal of rocks and gravel. The organic litter will help to cushion trampling forces, limit the compactability of soils, release plant nutrients, and reduce the erosive forces of rainfall. Disturbing the lichen-coated and varnished rocks known as desert pavement can leave a visible impact for hundreds of years. Once overturned, these rocks are difficult to replace and the lichens and varnish will not grow back within our lifetime.

Camping in River Corridors:

River corridors are narrow strips of land and water with little room to disperse human activities. Campsites are often designated. It is generally best to camp on established sites located on beaches, sandbars, or non-vegetated sites below the high-water line.

Principe 3 | Principle 3

En bref

  • Rapporter tout déchet, reste de nourriture ou détritus. Avant de repartir, inspecter les lieux de halte et de camping pour ne laisser aucun déchet ou reste de nourriture. Ramasser même les détritus qui ne sont pas les vôtres.
  • Utiliser les toilettes lorsqu’elles sont à proximité, autant pour l’urine que pour les excréments.
  • Lorsqu’il n’y a pas de toilettes à proximité :
    • Uriner sur des surfaces minérales afin d’éviter que les animaux attirés par le sel n’endommagent la végétation.
    • Déposer vos excréments dans des trous profonds de 15 à 20 cm creusés dans le sol. Remplir soigneusement le trou après avoir terminé.
    • Rapporter avec vos déchets le papier de toilette utilisé ainsi que les produits d’hygiène féminine.
  • Pour le nettoyage et la vaisselle, utiliser les infrastructures existantes lorsqu’elles sont disponibles.
  • Si elles ne le sont pas, vous éloigner de tout ruisseau ou lac et utiliser une quantité minimale de savon biodégradable. Répandre l’eau sale que vous aurez préalablement filtrée et récupérer les résidus solides pour vos déchets.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Les déchets humains

L’élimination adéquate des matières fécales s’avère d’une importance primordiale si on veut éviter de contaminer des sources d’eau, d’épargner tout contact autres usagers, de minimiser la dispersion des pathogènes et d’accélérer la décomposition.

Dans la plupart des endroits, le fait d’enterrer les résidus humains demeure la seule méthode réellement efficace pour pallier aux dangers que ces déchets représentent. Dans les lieux confinés tels que les gorges ou les canyons fluviaux, aucun déchet solide ne doit être laissé sur place. Les gestionnaires de ces territoires pourront vous indiquer quels sont les règlements en vigueur dans chaque secteur.

Contrairement à l’opinion répandue, l’enfouissement des déchets humains en ralentit la décomposition, du moins dans les Rocheuses où des pathogènes microbiens ont été découverts dans des matières fécales plus d’un an après leur enfouissement. Cependant, compte tenu des problèmes associés à ces matières, il demeure préférable de les enfouir. À cause de la lenteur de la dissolution et de la décomposition, il importe cependant de choisir un site convenable, loin des cours d’eau et des lacs, des campements et d’autres endroits passablement fréquentés.

Les trous sanitaires («trous de chats»)

Les trous sanitaires, situés à plus de 70 mètres des cours d’eau, des sentiers et des campements, se présentent sans contredit comme la méthode par excellence pour se débarrasser des déchets humains. Trouvez un site discret où les autres usagers ne seront pas susceptibles de marcher ou de camper et, avec une truelle, creusez un trou de 15 à 20 cm de profondeur et de 10 à 15 cm de diamètre. Une fois terminé, recouvrez le trou de terre et camouflez-le avec des matières organiques telles que des feuilles mortes et des brindilles. Si vous campez sur un site pendant plusieurs jours ou en compagnie d’un bon nombre d’individus, dispersez les trous sanitaires sur une grande étendue.

Les trous sanitaires individuels, méthode de prédilection pour se débarrasser des déchets humains, comportent plusieurs avantages:

  • ils sont faciles à creuser dans la plupart des régions;
  • ils sont faciles à camoufler;
  • ils offrent un sentiment d’intimité;
  • ils permettent la dispersion des déchets au lieu de les concentrer au même endroit, hâtant ainsi la décomposition des matières fécales;
  • ils sont faciles à dissimuler, loin des regards et des lieux achalandés.

Choisir un emplacement approprié

  1. Choisir un emplacement situé à au moins 70 mètres ou de tout plan d’eau.
  2. Vous assurer qu’il s’agira d’un site discret, loin des sentiers fréquentés (broussailles denses, près d’un arbre tombé au sol ou dans une pente douce).
  3. Si vous campez avec un groupe ou au même endroit pendant deux jours ou plus, disséminer les trous sanitaires un peu partout dans la nature. Ne jamais réutiliser un trou sanitaire.
  4. Chercher un site couvert d’ une épaisse couche d’humus (l’humus est généralement de couleur noire). Ce type de sol pullule d’organismes microbiens qui aideront à éliminer les déchets. Dans une zone désertique, un tel sol organique peut s’avérer difficile, voire impossible, à localiser.
  5. Suivre les instructions à l’étape 2 ci-dessous, sous la rubrique  « Creuser un trou sanitaire ».
  6. Dans la mesure du possible, faire en sorte que votre trou soit exposé au grand soleil. La chaleur accumulée facilitera la décomposition.
  7. Pour éviter un contact rapide avec les plans d’eau locaux, choisir un site surélevé, ce qui assurera un bon drainage, le lessivage des déchets dans le sol avant avant que les eaux atteignent un cours d’eau ou la nappe phréatique.

Creuser un trou sanitaire

  1. Une petite truelle de jardin est l’outil idéal pour creuser un trou sanitaire.
  2. Creusez un trou de six à 15 à 20 cm de profondeur (la longueur de la truelle) et de 10 à 15 cm de diamètre. Dans les zones désertiques, la biodégradation est plutôt lente et les sols organiques se font rares. Trouvez alors un endroit approprié et creusez un trou de seulement 10 à 15 cm de profondeur.
  3. L’échauffement superficiel du sol sous l’effet du rayonnement solaire accélérera la décomposition.
  4. Une fois terminé, remplissez le trou avec la terre originale et camouflez-le avec des brindilles ou d’autres matières organiques que vous trouverez aux alentours.

Les trous sanitaires dans les terres arides

Le trou sanitaire est la meilleure méthode pour se débarrasser des déchets humains dans les endroits arides. Creusez votre trou à au moins 70 mètres de tout cours d’eau, de tout campement ou de tout sentier. Évitez les lieux où l’eau pourrait couler ou s’accumuler tels que les barres sablonneuses même si ne elles sont immergées à ce moment-là. Choisissez un site offrant le maximum d’exposition au soleil, afin de faciliter la décomposition, car les rayons du soleil peuvent réchauffer le sol à une profondeur de plusieurs pouces dans les sols désertiques, tuant les pathogènes présents dans les fèces. Des pentes orientées vers le sud, tout comme et les crêtes offrent souvent les meilleurs expositions au soleil.

Latrines

Bien que les trous sanitaires soient recommandés dans la plupart des cas, parfois, une latrine sera plus appropriée surtout si de jeunes enfants vous accompagnent ou si vous demeurez plus que quelques jours au même endroit. Pour choisir le site de votre latrine, utilisez les mêmes critères que pour un trou sanitaire. Comme la grande quantité de matière fécale accumulée se décomposera plus lentement, le choix de l’emplacement exige une attention particulière. Une bonne méthode pour accélérer la décomposition et minimiser les odeurs consiste à jeter une poignée de terre après chaque miction. Informez-vous auprès du gestionnaire du territoire sur la meilleure façon de construire une latrine.

Papier hygiénique

Utilisez avec parcimonie du papier hygiénique standard, de couleur blanche et non parfumé. La meilleure façon de se débarrasser du papier hygiénique consiste à l’enfouir dans le trou sanitaire; sinon, il faut l’envelopper dans un sac étanche et le transporter avec soi. Cependant, le « papier naturel » demeure le préféré des pleinairistes et ce, depuis plusieurs années. Bien employée, cette méthode s’avère tout aussi sanitaire que le papier hygiénique standard, mais sans les impacts associés au papier. Parmi les différents « papiers naturels », on peut citer les pierres, la végétation et la neige. Évidemment, vous devrez pratiquer  un peu avant de maîtriser parfaitement cette méthode, mais les résultats en valent la peine! Habituellement, le fait de brûler du papier hygiénique dans un trou sanitaire n’est pas recommandé.

Papier hygiénique dans les terres arides

Dans une zone aride, le fait d’entreposer le papier dans un sac étanche et de l’emporter avec soi demeure sans contredit la meilleure façon d’appliquer l’éthique Sans trace. Le papier hygiénique ne devrait pas être brûlé car vous risqueriez de déclencher des feux de broussailles ou de forêts.

Tampons hygiéniques

Placez les tampons hygiéniques dans des sacs étanche et emportez-les avec vous. Surtout ne les enfouissez pas car ils se décomposent difficilement et les animaux sauvages les repéreront facilement. Seul un feu intense peut les brûler complètement et vous connaissez les principes Sans trace au sujet des feux ardents.

Urine

L’urine a peu d’effet sur la végétation ou le sol. Cependant, dans certains cas, elle peut attirer la faune à la recherche de sel. Ces animaux peuvent défolier les plantes et retourner indûment le sol avoisinant. Il est préférable d’uriner sur des roches, sur des aiguilles de pin ou sur du gravier pour éviter d’attirer les animaux. Vous pouvez aussi diluer l’urine en versant un peu d’eau de votre bouteille pour minimiser les impacts négatifs sur l’environnement.

Considérations spéciales pour les terrasses fluviales

En ce qui concerne l’éthique Sans trace, les gorges fluviales représentent un problème à part. La méthode la plus commune consiste à uriner directement dans la rivière et à déposer les déchets solides dans une boîte scellée à emporter avec soi. Vérifiez auprès du gestionnaire du territoire quelle est la pratique recommandée pour votre secteur.

In brief

  • Pack it in, pack it out. Inspect your campsite and rest areas for trash or spilled foods. Pack out all trash, leftover food, and litter.
  • Deposit solid human waste in catholes dug 15 to 20 centimeters deep at least 70 meters from water, camp, and trails. Cover and disguise the cathole when finished.
  • Pack out toilet paper and hygiene products.
  • To wash yourself or your dishes, carry water 70 meters away from streams or lakes and use small amounts of biodegradable soap. Scatter strained dishwater.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

Human Waste:

Proper disposal of human waste is important to avoid pollution of water sources, avoid the negative implications of someone else finding it, minimize the possibility of spreading disease, and maximize the rate of decomposition.

In most locations, burying human feces in the correct manner is the most effective method to meet these criteria. Solid human waste must be packed out from some places, such as narrow river canyons. Land management agencies can advise you of specific rules for the area you plan to visit.

Contrary to popular opinion, research indicates that burial of feces actually slows decomposition (at least in the Rocky Mountains). Pathogens have been discovered to survive for a year or more when buried. However, in light of the other problems associated with feces, it is still generally best to bury it. The slow decomposition rate causes the need to choose the correct location, far from water, campsites, and other frequently used places.

Catholes:

Catholes are the most widely accepted method of waste disposal. Locate catholes at least 200 feet (about 70 adult steps) from water, trails and camp. Select an inconspicuous site where other people will be unlikely to walk or camp. With a small garden trowel, dig a hole 6-8 inches deep and 4-6 inches in diameter. The cathole should be covered and disguised with natural materials when finished. If camping in the area for more than one night, or if camping with a large group, cathole sites should be widely dispersed.

Perhaps the most widely accepted method of backcountry human waste disposal is the cathole. The advantages are:

  1. they are easy to dig in most areas.
  2. they are easy to disguise after use.
  3. they are private.
  4. they disperse the waste rather than concentrate it (which enhances decomposition).
  5. it is usually easy to select an out of the way location where you can be certain no one is going to casually encounter the cathole.

Selecting a Cathole Site:

  1. Select a cathole site far from water sources, 200 feet (approximately 70 adult paces) is the recommended range.
  2. Select an inconspicuous site untraveled by people. Examples of cathole sites include thick undergrowth, near downed timber, or on gentle hillsides.
  3. If camping with a group or if camping in the same place for more than one night, disperse the catholes over a wide area; don t go to the same place twice.
  4. Try to find a site with deep organic soil. This organic ma al contains organisms which will help de pose the feces. (Organic soil is usually dark and rich in color.) Refer to the jars used to demonstrate decomposition. The desert does not have as much organic soil as a forested area. (See number 2 under Digging a Cathole below.)
  5. If possible, locate your cathole where it will receive maximum sunlight. The heat from the sun will aid decomposition.
  6. Choose an elevated site where water would not normally during runoff or rain storms. The idea here is to keep the feces out of water. Over time, the decomposing feces will percolate into the soil before reaching water sources.

Digging a Cathole:

  1. A small garden trowel is the perfect tool for digging a cathole.
  2. Dig the hole 6-8 inches deep (about the length of the trowel blade) and 4-6 inches in diameter. In a hot desert, human waste does not biodegrade easily because there is little organic soil to help break it down. In the desert, the cathole should be only 4-6 inches deep. This will allow the heat and sun to hasten the decay process.
  3. When finished, the cathole should be filled with the original dirt and disguised with native materials.

Catholes in Arid Lands:

A cathole is the most widely accepted means of waste disposal in arid lands. Locate catholes at least 200 feet (about 70 adult steps) from water, trails, and camp. Avoid areas where water visibly flows, such as sandy washes, even if they are dry at the moment. Select a site that will maximize exposure to the sun in order to aid decomposition. Because the sun s heat will penetrate desert soils several inches, it can eventually kill pathogens if the feces are buried properly. South-facing slopes and ridge tops will have more exposure to sun and heat than other areas.

Latrines:

Though catholes are recommended for most situations, there are times when latrines may be more applicable, such as when camping with young children or if staying in one camp for longer than a few nights. Use similar criteria for selecting a latrine location as those used to locate a cathole. Since this higher concentration of feces will decompose very slowly, location is especially important. A good way to speed decomposition and diminish odors is to toss in a handful of soil after each use. Ask your land manager about latrine-building techniques.

Toilet Paper:

Use toilet paper sparingly and use only plain, white, non-perfumed brands. Toilet paper must be disposed of properly! It should either be thoroughly buried in a cathole or placed in plastic bags and packed out. Natural toilet paper has been used by many campers for years. When done correctly, this method is as sanitary as regular toilet paper, but without the impact problems. Popular types of natural toilet paper include stones, vegetation and snow. Obviously, some experimentation is necessary to make this practice work for you, but it is worth a try! Burning toilet paper in a cathole is not generally recommended.

Toilet Paper in Arid Lands:

Placing toilet paper in plastic bags and packing it out as trash is the best way to Leave No Trace in a desert environment. Toilet paper should not be burned. This practice can result in wild fires.

Tampons:

Proper disposal of tampons requires that they be placed in plastic bags and packed out. Do not bury them because they don t decompose readily and animals may dig them up. It will take a very hot, intense fire to burn them completely.

Urine:

Urine has little direct effect on vegetation or soil. In some instances urine may draw wildlife which are attracted to the salts. They can defoliate plants and dig up soil. Urinating on rocks, pine needles, and gravel is less likely to attract wildlife. Diluting urine with water from a water bottle can help minimize negative effects.

Special Considerations for River Canyons:

River canyons often present unique Leave No Trace problems. The most common practice is to urinate directly in the river and pack out feces in sealed boxes for later disposal. Check with your land manager for details about specific areas.

Principe 4 | Principle 4

En bref

  • Aider à préserver le patrimoine : ne regarder qu’avec les yeux.
  • Laisser les pierres, les plantes et tout autre objet naturel ou culturel là où ils sont trouvés.
  • Ne transporter ni n’introduire d’espèces indigènes ou non indigènes.
  • Ne bâtir aucune forme de structure ou d’aménagement.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Laissez aux autres usagers le plaisir de découvrir les pierres, les plantes, les artefacts archéologiques ou tous les autres objets d’intérêt en les laissant tout simplement à l’endroit où ils se trouvent.

Les activités dont il est question en vertu de ce principe Sans trace se rapportent aux artefacts culturels; cependant, il en va aussi de plusieurs aspects des autres activités de plein air. L’information qui suit vous renseignera sur la façon de respecter les sites naturels.

Minimiser les modifications apportées à un site

Laissez tout tel que vous l’avez trouvé. Ne creusez pas de tranchées pour les tentes et ne construisez pas d’abris, de tables, de chaises ou d’autres aménagements rudimentaires. Si vous nettoyez un site (roches, brindilles, pommes de pin…), replacez ces matériaux à leur état naturel avant de quitter les lieux. Après avoir utilisé un site particulièrement vulnérable, ramassez toutes les ordures et déchets et démantelez les installations telles que les emplacements multiples de feux de camp, les chaises et les tables. Les bons sites de camping se trouvent, ils ne se fabriquent pas.

En certains endroits, si une installation, telle un emplacement de feu de camp, est aménagée selon les règles de l’art et les règlements en vigueur, laissez-la telle quelle. Si vous démolissez cet emplacement, vous nuirez au site car quelqu’un d’autre devra le rebâtir en utilisant de nouvelles pierres. Apprenez à évaluer chaque situation.

Éviter d’endommager les arbres et les plantes

Ne plantez pas de clous dans les arbres pour y accrocher vos vêtements, évitez de les endommager avec une scie ou une hachette et n’attachez pas votre tente à des arbres car les câbles de hauban les ceinturant pourraient les endommager. Graver ses initiales sur un arbre est inacceptable. Couper des branches ou des touffes de buisson pour s’en servir comme matelas ne comporte pas de grands avantages; au contraire, cela se traduit par un impact maximal. Procurez-vous plutôt un petit matelas de camping dans une boutique d’articles de camping.

Le fait de cueillir quelques fleurs peut sembler anodin pour l’environnement mais détrompez-vous, car si tous les usagers faisaient de même, l’impact serait majeur. Au lieu de cueillir une fleur, prenez-la en photo ou dessinez-la. Les campeurs chevronnés pourront consommer des plantes ou des racines comestibles de temps à autre; cependant, ils prendront toutes les précautions nécessaires pour ne pas épuiser ces denrées rares et ne perturberont pas les plantes qui sont lentes à se reproduire.

Laisser les objets naturels et les artefacts culturels en place

Les beaux objets naturels ou intéressants, tels que les bois de cerf ou d’orignal, un bout de bois pétrifié ou une roche multicolore réjouiront les autres visiteurs et enrichiront leur expérience.  Dans les parcs  et dans d’autres aires protégées, il est généralement admis que de ramasser et d’emporter tout objet naturel est contraire aux règles, sinon légales, certainement éthiques.

La même éthique s’applique aux artefacts culturels trouvés sur les terres publiques. Les artefacts tels que les fragments de poterie, les pointes de flèche, les structures et même les bouteilles antiques trouvés sur les sites archéologiques et les sites historiques situés sur les terres publiques sont généralement protégés par la loi. Cette protection légale n’est malheureusement pas encore le cas dans tous les pays et sur tous les territoires.

In brief

  • Preserve the past: examine, but do not touch, cultural or historic structures and artifacts.
  • Leave rocks, plants and other natural objects as you find them.
  • Avoid introducing or transporting non-native species.
  • Do not build structures, furniture, or dig trenches.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

Allow others a sense of discovery by leaving rocks, plants, archaeological artifacts and other objects of interest as you find them.

The activities for this Leave No Trace principle deal with cultural artifacts; however, leave what you find involves many aspects of outdoor use. The following information addresses a variety of ways to respect natural settings.

Minimize Site Alterations:

Leave areas as you found them. Do not dig trenches for tents or construct lean-tos, tables, chairs, or other rudimentary improvements. If you clear an area of surface rocks, twigs or pine cones, replace these items before leaving. On high impact sites, it is appropriate to clean up the site and dismantle inappropriate user-built facilities, such as multiple fire rings and constructed seats or tables. Consider the idea that good campsites are found and not made.

In many locations, properly located and legally constructed facilities, such as a single fire ring, should be left. Dismantling them will cause additional impact because they will be rebuilt with new rocks and thus impact a new area. Learn to evaluate all situations you find.

Avoid Damaging Live Trees and Plants:

Avoid hammering nails into trees for hanging things, hacking at them with hatchets and saws, or tying tent guy lines to trunks, thus girdling the tree. Carving initials into trees is unacceptable. The cutting of boughs for use as sleeping pads creates minimal benefit and maximum impact. Sleeping pads are available at stores catering to campers.

Picking a few flowers does not seem like it would have any great impact and, if only a few flowers were picked, it wouldn’t. But, if every visitor thought « I’ll just take a few », a much more significant impact might result. Take a picture or sketch the flower instead of picking it. Experienced campers may enjoy an occasional edible plant, but they are careful not to deplete the surviving vegetation or disturb plants that are rare or are slow to reproduce.

Leave Natural Objects and Cultural Artifacts:

Natural objects of beauty or interest such as antlers, petrified wood, or colored rocks add to the mood of the backcountry and should be left so others can experience a sense of discovery. In National Parks and some other areas it is illegal to remove natural objects.

The same ethic is applicable to cultural artifacts found on public land. Cultural artifacts are protected by the Archaeological Resources Protection Act. It is illegal to remove or disturb archeological sites, historic sites, or artifacts such as pot shards, arrowheads, structures, and even antique bottles found on public lands.

Principe 5 | Principle 5

En bref

  • Favoriser l’utilisation d’un réchaud pour faire la cuisine.
  • Si vous faites un feu, n’utiliser que les emplacements aménagés à cet effet.
  • Dans les parcs, l’utilisation du bois mort est souvent interdite. Si la réglementation le permet, n’utiliser que du bois au sol et de petit diamètre pour alimenter votre feu.
  • Garder votre feu le plus petit possible afin de minimiser les émanations issues de la combustion du bois.
  • Brûler le bois jusqu’à la cendre et bien éteindre votre feu avant de vous éloigner.
  • Savoir apprécier la lumière d’une lanterne à bougie et vous habituer à la préférer à celle d’un feu.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Les feux de camp, empreints d’histoire et de tradition, étaient autrefois nécessaires pour la préparation des aliments et le chauffage. Certains campeurs n’envisageraient même pas de camper s »ils ne pouvaient pas profiter d’un feu de camp. Savoir allumer un tel feu est d’ailleurs considéré comme une compétence fondamentale du campeur. De nombreux lieux et sites de campement ont néanmoins été  grandement détériorés par la surabondance d’emplacements et la demande, démesurée et sans cesse croissante, pour le bois.

L’apparition de réchauds légers et efficaces, facilement transportables, a quelque peu atténué l’impact causé par ces feux traditionnels. Dans l’esprit des campeurs, les réchauds se sont imposés comme un article essentiel apte à réduire l’impact sur l’environnement. En plus de permettre une cuisson rapide et souple, ces réchauds ont éliminé le prélèvement du bois  autour des sites de camping. Polyvalents, ils s’allument facilement et ce, même dans les conditions atmosphériques les plus humides.

Devriez-vous allumer un feu?

  • Pour toute personne désirant allumer un feu de camp, la considération la plus importante à prendre en compte demeure, sans aucun doute, les dommages éventuels causés à l’arrière-pays.
  • Vérifiez auprès de l’agence qui gère le territoire si  des restrictions sont en vigueur pour les feux à ciel ouvert, et évaluez le danger éventuel que pourrait poser un feu de camp selon la saison et l’emplacement choisi.
  • Assurez-vous que le prélèvement du bois ne laissera pas de traces apparentes dans l’environnement.
  • Dans les lieux alpins ou désertiques particulièrement hostiles, prenez en considération les dures conditions de croissance auxquelles les arbres et les buissons sont soumis et assurez-vous de ne pas nuire à la régénération des espèces végétales lorsque vous prélevez du bois de chauffage.
  • Enfin, assurez-vous que tous les membres de votre groupe possèdent les connaissances nécessaires pour allumer un feu en limitant les impacts sur l’environnement.

Minimiser l’impact des feux de camp

Si vous devez allumer un feu, choisissez votre site dans un endroit boisé ou près d’un bois. Si vous planifiez une excursion de camping sur les hauteurs ou sur une crête, ou dans une zone achalandée, ou encore dans des zones arides ou désertiques, utilisez un réchaud. N’oubliez pas, un feu qui respecte les principes Sans trace ne laisse voir aucune marque dans l’environnement.

Les emplacements existants

Dans un site de camping bien situé, un emplacement aménagé restera toujours l’endroit tout indiqué pour allumer un feu de camp. Évitez de faire un gros feu et laissez-le s’éteindre une fois la besogne terminée. Assurez-vous que tout le bois est réduit en cendres avant de l’éteindre complètement avec de l’eau, et non avec de la terre, car celle-ci pourrait couver les cendres chaudes, avec les risques de feu de forêt qui peuvent s’en suivre. N’aménagez pas un feu de camp sur un endroit rocheux ou rocailleux, car les traces noires y demeureraient visibles pendant plusieurs années.

Les feux sur buttes

Ces feux sont faciles à aménager à l’aide d’une truelle, d’un grand sac et d’une toile ou d’un sac à ordures pour recouvrir le sol.

Ramassez de la terre minérale, du sable ou du gravier sur un emplacement déjà utilisé. Le trou laissé par les racines d’un arbre jonchant le sol est une excellente source de terre. Étendez la toile sur l’emplacement prévu du feu de camp et construisez une petite butte en terre, de forme circulaire et d’une épaisseur de 8 à 13 cm et aplatissez-la. L’épaisseur de la butte s’avère cruciale car celle-ci isolera le sol de la chaleur émise par le feu. La toile ou le sac à ordures facilitera le nettoyage. La circonférence de la butte doit excéder celle du feu pour empêcher les braises de se répandre directement sur le sol. Ce type de feu comporte un avantage important : il peut être aménagé sur un sol rocailleux, sur un gros rocher ou sur une surface organique composée de débris végétaux, d’humus ou d’herbages.

Les feux de cuvettes

L’utilisation d’une cuvette offre une bonne solution pour remplacer les autres types de feu de camp. Une cuvette en métal, une grille de barbecue, un baril en métal peu profond… tous sont de bonnes solution pour assurer la sécurité d’un feu en plein air. Pour être efficace, les bords de la cuvette devraient faire au moins de 10 cm de haut, et celle-ci devrait être installée sur un rocher ou un tapis de terre minérale pour empêcher la chaleur d’atteindre le sol.

Le bois de chauffage et le nettoyage

Ne touchez pas aux arbres debout, morts ou vivants, car ceux-ci servent d’abris aux oiseaux et aux insectes. Les arbres qui jonchent le sol peuvent également procurer des abris aux oiseaux et à d’ autres animaux, augmentent la capacité de rétention d’eau du sol et, après leur décomposition, recyclent les nutriments dans l’environnement. De plus, le fait d’arracher des branches d’un arbre debout ou au sol détruit l’apparence naturelle d’un site.

  • N’utilisez pas de scie ou de hachette pour couper les branches d’arbres, morts ou vivants. Optez plutôt pour les petites branches mortes jonchant le sol car elles brûlent facilement, se ramassent bien et n’occasionnent que peu d’impact sur l’environnement.
  • Utilisez des branches d’un diamètre moindre que celui de votre poignet, que vous pourrez aisément casser à la main.
  • Ne ramassez pas toutes les branches autour d’un campement et, s’il le faut, allez plus loin. Sur les rives d’une rivière ou d’un lac, ramassez le bois sec sur le rivage.
  • Réduisez tout le bois en cendres, écrasez les charbons entre vos mains gantées, éteignez bien le feu avec de l’eau et répandez les cendres froides sur une grande surface loin du campement. Dans les gorges d’un cours d’eau, emportez les cendres avec vous.
  • Lorsque vous nettoyez un feu sur butte ou dans une cuvette, replacez la terre où vous l’avez trouvée.
  • Éparpillez le bois qui reste pour conserver l’aspect naturel du site.
  • Ne brûlez jamais d’ordures dans un feu de camp, surtout celles en plastique ou doublées d’un papier d’aluminium.

Sécurité

  • Assurez une supervision adéquate des jeunes enfants autour d’un feu de camp ou près d’un réchaud.
  • Suivez le mode d’emploi des réchauds et des combustibles à la lettre.
  • Utilisez seulement des contenants de combustible homologués.
  • Ne laissez jamais un feu sans surveillance.
  • N’entreposez jamais de bois ou tout autre combustible près du feu.
  • Éteignez tous les feux avec soin.

In brief

  • Campfires can cause lasting impacts to the backcountry. Use a lightweight stove for cooking and enjoy a candle lantern for light.
  • Where fires are permitted, use established fire rings, fire pans, or mound fires.
  • Keep fires small. Only use sticks from the ground that can be broken by hand.
  • Burn all wood and coals to ash, put out campfires completely, then scatter cool ashes.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

Fires vs. Stoves

The use of campfires, once a necessity for cooking and warmth, is steeped in history and tradition. Some people would not think of camping without a campfire. Campfire building is also an important skill for every camper. Yet, the natural appearance of many areas has been degraded by the overuse of fires and an increasing demand for firewood. The development of light weight efficient camp stoves has encouraged a shift away from the traditional fire. Stoves have be come essential equipment for minimum-impact camping. They are fast, flexible, and eliminate firewood availability as a concern in campsite selection. Stoves operate in almost any weather condition, and they Leave No Trace.

Should you build a fire?

  • The most important consideration to be made when deciding to use a fire is the potential damage to the backcountry.
  • What is the fire danger for the time of year and the location you have selected? n Are there administrative restrictions from the agency that administers the area?
  • Is there sufficient wood so its removal will not be noticeable?
  • Does the harshness of alpine and desert growing conditions for trees and shrubs mean that the regeneration of wood sources cannot keep pace with the demand for firewood?
  • Do group members possess the skill to build a campfire that will Leave No Trace?

Lessening Impacts When Campfires Are Used

Camp in areas where wood is abundant if building a fire. Choose not to have a fire in areas where there is little wood at higher elevations, in heavily used areas, or in desert settings. A true Leave No Trace fire shows no evidence of having been constructed.

Existing Fire Rings:

The best place to build a fire is within an existing fire ring in a well-placed campsite. Keep the fire small and burning only for the time you are using it. Allow wood to burn completely to ash. Put out fires with water, not dirt. Dirt may not completely extinguish the fire. Avoid building fires next to rock out crops where the black scars will remain for many years.

Mound Fire:

Construction of a mound fire can be accomplished by using simple tools: a garden trowel, large stuff sack and a ground cloth or plastic garbage bag. To build this type of fire:

Collect some mineral soil, sand, or gravel from an already disturbed source. The root hole of a toppled tree is one such source. Lay a ground cloth on the fire site and then spread the soil into a circular, flat-topped mound at least 3 to 5 inches thick. The thickness of the mound is critical to insulate the ground below from the heat of the fire. The ground cloth or garbage bag is important only in that it makes cleaning up the fire much easier. The circumference of the mound should be larger than the size of the fire to allow for the spreading of coals. The advantage of the mound fire is that it can be built on flat exposed rock or on an organic surface such as litter, duff or grass.

Fire Pans:

Use of a fire pan is a good alternative for fire building. Metal oil drain pans and some backyard barbecue grills make effective and inexpensive fire pans. The pan should have at least three-inch-high sides. It should be elevated on rocks or lined with mineral soil so the heat does not scorch the ground.

Firewood And Cleanup:

Standing trees, dead or alive, are home to birds and insects, so leave them intact. Fallen trees also provide bird and animal shelter, increase water holding capacity of the soil, and recycle nutrients back into the environment through decomposition. Stripping branches from standing or fallen trees also detracts from an area’s natural appearance.

  • Avoid using hatchets, saws, or breaking branches off standing or downed trees. Dead and down wood burns easily, is easy to collect and leaves less impact.
  • Use small pieces of wood no larger than the diameter of an adult wrist that can be broken with your hands.
  • Gather wood over a wide area away from camp. Use dry drift wood on rivers and sea shores.
  • Burn all wood to white ash, grind small coals to ash between your gloved hands, thoroughly soak with water, and scatter the remains over a large area away from camp. Ashes may have to be packed out in river corridors.
  • Replace soil where you found it when cleaning up a mound or pan fire.
  • Scatter unused wood to keep the area as natural looking as possible.
  • Pack out any campfire litter. Plastic items and foil-lined wrappers should never be burned in a camp fire.

Safety

  • Provide adequate supervision for young people when using stoves or fires.
  • Follow all product and safety labels for stoves.
  • Use approved containers for fuel.
  • Never leave a fire unattended.
  • Keep wood and other fuel sources away from fire.
  • Thoroughly extinguish all fires.

Principe 6 | Principle 6

En bref

  • Apprécier la flore sans l’arracher ou la piétiner.
  • Observer la faune à distance. Ne suivre ni n’approcher les animaux sauvages.
  • Ne jamais donner de nourriture à un animal sauvage. Ceci peut être néfaste à sa santé et altérer son comportement naturel, nuisant ultimement à ses chances de survie.
  • Laisser votre animal domestique à la maison si vous ne pouvez pas le maîtriser ou si la réglementation l’interdit.
  • Protéger la faune et votre nourriture en rangeant vos rations et vos déchets dans un endroit sûr.

Adapté et r
eproduit avec la permission de Sans trace Canada

Apprenez à connaître la faune en l’observant discrètement. Ne dérangez pas les animaux (ou les plantes) sous le prétexte de les « observer de plus près « . Gardez toujours vos distances afin de ne pas les effrayer et les forcer à fuir. De plus, lors de vos observations, pour ne pas causer de dommages irréparables à l’environnement et effaroucher les bêtes sauvages, divisez votre groupe en sous-groupes plus petits pour minimiser vos impacts.

Les mouvements brusques et les bruits excessifs dérangent les animaux sauvages. Voyagez silencieusement et ne les poursuivez pas, ne les nourrissez pas et ne les forcez pas à s’enfuir. Cependant, sur les territoires fréquentés par les ours, faites un peu de bruit pour ne pas les prendre par surprise. Par grosse chaleur, ou par temps glacé, toute perturbation peut nuire à l’aptitude que possède un animal à survivre dans des conditions difficiles. En règle générale, ne touchez pas, ne vous approchez pas, ne nourrissez pas et ne prenez pas un animal sauvage dans vos bras car vous pourriez augmenter son stress. De plus, il vous est impossible de savoir si un animal est porteur de la rage ou  d’autres maladies. Les animaux malades ou blessés peuvent vous mordre, vous frapper du bec, vous égratigner et vous envoyer à l’hôpital. De jeunes animaux enlevés ou manipulés par des gens pourtant bien intentionnés, peuvent être abandonnés par leurs parents. Si vous trouvez un animal malade ou en mauvaise posture, avisez le gardien de parc.

Les campeurs respectueux du milieu observent les animaux sauvages de loin, les évitent autant que possible, entreposent leur nourriture dans des endroits sûrs et ne laissent traîner aucun déchet ou reste de table. N’oubliez pas qu’un animal dans son habitat naturel est chez lui; le visiteur, c’est vous.

Accordez aux animaux, un libre accès le long des cours d’eau et des lacs et laissez-leur suffisamment d’espace pour ne pas les gêner lorsqu’ils voudront venir boire. Ils se sentiront en sécurité. Pour minimiser les dérangements à la faune et les impacts environnementaux, campez à au moins 70 mètres ou plus de tout cours d’eau. Dans les zones arides ou désertiques, ne vous approchez pas des trous d’eau la nuit car plusieurs espèces sauvages en profitent de la noirceur pour venir se désaltérer et se nourrir et vous pourriez les effrayer. Lorsque l’eau se fait rare dans ces territoires, les voyageurs doivent s’efforcer de réduire les impacts qu’ils infligent à la faune, des animaux qui luttent pour leur survie.

Lorsque vous vous lavez, ou que vous disposez de vos déchets humains, prenez garde de ne pas polluer l’environnement et de ne pas nuire à la faune et à la vie aquatique. Dans la plupart des cas, vous pouvez vous baigner dans les lacs et les cours d’eau mais, dans les territoires arides, ne vous baignez pas dans les trous d’eau; vous pourriez les polluer, ce qui empêcherait les animaux de s’y désaltérer.

In brief

  • Observe wildlife from a distance. Do not follow or approach them.
  • Never feed animals. Feeding wildlife damages their health, alters natural behaviors, and exposes them to predators and other dangers.
  • Protect wildlife and your food by storing rations and trash securely.
  • Control pets at all times, or leave them at home.
  • Avoid wildlife during sensitive times: mating, nesting, raising young, or winter.

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Learn about wildlife through quiet observation. Do not disturb wildlife or plants just for a « better look ». Observe wildlife from a distance so they are not scared or forced to flee. Large groups often cause more damage to the environment and can disturb wildlife so keep your group small. If you have a larger group, divide into smaller groups if possible to minimize your impacts.

Quick movements and loud noises are stressful to animals. Travel quietly and do not pursue, feed or force animals to flee. (One exception is in bear country where it is good to make a little noise so as not to startle the bears) In hot or cold weather, disturbance can affect an animals ability to withstand the rigorous environment. Do not touch, get close to, feed or pick up wild animals. It is stressful to the animal, and it is possible that the animal may harbor rabies or other diseases. Sick or wounded animals can bite, peck or scratch and send you to the hospital. Young animals removed or touched by well-meaning people may cause the animals parents to abandon them. If you find sick animals or animal in trouble, notify a game warden.

Considerate campers observe wildlife from afar, give animals a wide berth, store food securely, and keep garbage and food scraps away from animals. Remember that you are a visitor to their home.

Allow animals free access to water sources by giving them the buffer space they need to feel secure. Ideally, camps should be located 200 feet or more from existing water sources. This will minimize disturbance to wildlife and ensure that animals have access to their precious drinking water. By avoiding water holes at night, you will be less likely to frighten animals because desert dwellers are usually most active after dark. With limited water in arid lands, desert travelers must strive to reduce their impact on the animals struggling for survival.

Washing and human waste disposal must be done carefully so the environment is not polluted, and animals and aquatic life are not injured. Swimming in likes or streams is OK in most instances but in desert areas, leave scarce water holes undisturbed and unpolluted so animals may drink from them.

Principe 7 | Principle 7

En bref

  • Être respectueux des autres visiteurs et de la qualité de leur expérience.
  • Démontrer de la courtoisie. Laisser le passage aux autres sur le sentier.
  • Laisser prédominer les sons de la nature. Parler doucement et éviter les bruits inutiles.

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Un des plus importants éléments de l’éthique en plein air consiste à démontrer de la courtoisie envers les autres usagers afin que tous puissent apprécier leur expérience.

Plusieurs usagers se rendent dans la nature avec le seul but en tête de se mettre à l’écoute du murmure de la nature. Les bruits excessifs, les animaux domestiques sans laisse et les dommages à l’environnement ne sont certainement pas appréciés. De plus, ces nuisances font en sorte de rendre un peu moins charmante une expérience que certains anticipaient avec beaucoup d’impatience. Alors, lorsque vous êtes en plein air, ne faites pas de bruits excessifs et, si vous apportez votre radio ou votre lecteur portable, utilisez des écouteurs pour ne pas déranger les autres usagers.

N’oubliez pas que le sentiment de solitude que plusieurs recherchent, surtout dans les aires ouvertes et les grands espaces, n’est possible que si les groupes sont de taille réduite, que les contacts restent plutôt rares et que le comportement de tous et chacun demeure discret. Pour maximiser votre sentiment d’intimité, évitez la fréquentation les jours de congé ou durant les fins de semaine achalandées et planifiez votre voyage hors saison.

Sur les sentiers, les fermiers et les résidents qui conduisent leur bétail ou leur cheval au champ ou à la maison ont priorité. Les randonneurs et les amateurs de vélo devraient s’arrêter sur le côté de la pente longeant le sentier. Parlez doucement aux cavaliers lorsqu’ils passent devant vous car un cheval se cabre facilement.

Reposez-vous sur des surfaces durables, loin des sentiers battus. N’oubliez pas que les usagers qui parcourent des territoires isolés doivent faire davantage attention aux bruits et aux impacts sur l’environnement. Lorsque vous choisissez un site de camping, privilégiez un lieu discret derrière des rochers ou des arbres plutôt qu’un endroit à découvert, à la vue de tous.

Dans le campement, minimisez le bruit afin de ne pas déranger les autres campeurs ou les passants sur le sentier. Le fait de jouer des tours et de refuser d’aider à monter le camp, sous prétexte que vous êtes fatigué, ne sont certainement pas des comportements sociaux acceptables, non plus que de jouer au ballon ou à d’autres jeux en groupe, car cela pourrait entraîner des blessures graves, voire mortelles.

Des vêtements et du matériel (tentes et sacs à dos) de couleur criarde peuvent être vus de loin et ne sont pas recommandés dans les territoires sauvages, surtout lorsque ceux-ci sont à découvert. Pour diminuer l’impact visuel, portez plutôt des vêtements de couleur neutre ou discrète comme le brun et le vert, des couleurs qui s’adaptent bien au paysage.

Lors de vos excursions en vélo de montagne, gardez le contrôle de votre bicyclette et ce, en tout temps. Avant de doubler un autre usager, annoncez votre présence d’un ton poli et faites preuve de prudence.

Gardez vos animaux domestiques sous contrôle en tout temps ou laissez-les à la maison. Fido ne fait pas partie de la faune sauvage. De plus, les chiens qui courent en toute liberté sont loin d’être les bienvenus : ils jappent, ils effraient les gens, ils laissent des  » cadeaux  » partout et, surtout, ils effarouchent les animaux sauvages. N’oubliez pas, si votre chien vous accompagne, vous devrez ramasser ses excréments dans les campements et les sentiers et, au choix, les enfouir dans un trou sanitaire ou les emporter avec vous. Certains territoires interdisent les chiens sur les sentiers ou hors-piste, alors que d’autres exigent le port d’une laisse.

Laissez les clôtures telles quelles et ne dérangez pas l’environnement car vous n’êtes pas seul sur le territoire. Les grands espaces et les territoires sauvages sont protégés à tout jamais; il nous appartient de les sauvegarder pour nos enfants et nos petits-enfants. Gardons-les propres, attrayants et accessibles au grand public pour les loisirs, la réflexion et la ressourcement! Dans les sites historiques et archéologiques, appréciez le décor et perfectionnez vos connaissances mais, d’abord et avant tout, respectez-les ainsi que les trésors qu’ils recèlent. Certains de ces sites et territoires sont sacrés aux yeux des autochtones, tandis que d’autres, importantes découvertes culturelles, nous remémorent notre patrimoine. À nous de les conserver!

In brief

  • Respect other visitors and protect the quality of their experience.
  • Be courteous. Yield to other users on the trail.
  • Step to the downhill side of the trail when encountering pack stock.
  • Take breaks and camp away from trails and other visitors.
  • Let nature’s sounds prevail. Avoid loud voices and noises.

Reproduced with permission of Leave No Trace Canada

One of the most important components of outdoor ethics is to maintain courtesy toward other visitors. It helps everyone enjoy their outdoor experience. Many people come to the outdoors to listen to nature. Excessive noise, unleashed pets and damaged surroundings take away from everyone’s experience. So, keep the noise level down while traveling and if you bring a radio, tapes or CDs, use headphones so you will not disturb others. Also keep in mind that the feeling of solitude, especially in open areas, is enhanced when group size is small, contacts are infrequent and behavior is unobtrusive. To maximize your feeling of privacy, avoid trips on holidays and busy weekends or take a trip during the off season. Groups leading or riding livestock have the right-of-way on trails. Hikers and bicyclists should move off the trail to the downhill side. Talk quietly to the riders as they pass, since horses are spooked easily. Take rest breaks on durable surfaces well off the designated trail. Keep in mind that visitors to seldom used places require an extra commitment to travel quietly and lightly on the land. When selecting a campsite, choose a site where rocks or trees will screen it from others view. Keep noise down in camp so not to disturb other campers or those passing by on the trail. « Goofing off » or « pranks » are undesirable social behavior and may lead to serious or fatal injuries. Also « events » need to fit the setting – save game playing for the city park. Bright clothing and equipment, such as tents can be seen for long distances are discouraged. Especially in open natural areas, colors such as day-glow yellow are disturbing and contribute to a crowded feeling; choose earth-toned colors (ie. browns and greens) to lesson visual impacts.

Stay in control when mountain biking. Before passing others, politely announce your presence and proceed with caution.

Keep pets under control at all times. Bowser is not in the wildlife category. Dogs running free can be unwelcome, frightening people or leaving behind unwanted « presents ». Please pick up dog feces from camps and trails. Some areas prohibit dogs or require them to be on a leash at all times.

Leave gates as you find them, and leave the land undisturbed for others to enjoy. Remember, our open spaces and wildlands are protected for all generations. It is up to us to keep them healthy, beautiful and open to the public for recreation, reflection and revitalization! Enjoy and learn from historical and archeological sites but respect these sites and treasures. Some of these are sacred to Native Americans, or are important cultural reminders of our heritage.

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