Les 7 principes Sans trace

Les 7 principes Sans trace

Les 7 principes Sans trace© sont le fruit de quatre décennies de recherche et de développement en vue de transmettre un message simple, cohérent et universel en ce qui a trait au comportement attendu des visiteurs dans les aires de nature. Le Leave No Trace Center for Outdoor Ethics a fait des 7 principes la pierre d’assise du programme Sans trace. Le programme du mise sur l’éducation et l’appréciation de la nature pour développer la capacité des visiteurs à optimiser leur processus de décision dans leurs activités récréatives.

© 1999 by the Leave No Trace Center for Outdoor Ethics : www.LNT.org // Adaptation française de Sans trace Canada : www.sanstrace.ca

Pastille1

En bref | Écoutez la balado

    • Vous renseigner avant de partir sur la réglementation en vigueur dans les parcs et les autres aires naturelles ainsi que sur les particularités du territoire que vous souhaitez visiter.
    • Planifier un parcours qui convient à tous les membres du groupe et être prêts à rebrousser chemin au besoin.
    • Être prêts à faire face aux intempéries, aux risques naturels et/ou à toute forme d’urgence en apportant avec vous de l’équipement et des vêtements adaptés, une trousse de premiers soins, un téléphone cellulaire etc.
    • Essayer de planifier votre excursion en-dehors des périodes de forte fréquentation.
    • Vous déplacer en petits groupes de 4 à 6 personnes maximum.
    • Informer des proches de votre itinéraire.

Adapté et reproduit avec la permission de
Sans trace Canada

Une planification adéquate et une bonne préparation aideront les personnes qui entreprennent de visiter l’arrière-pays à atteindre leurs objectifs et ce, de façon agréable et sécuritaire, tout en minimisant les dommages occasionnés au territoire parcouru.

Une bonne planification avant le départ

Souvent, une mauvaise préparation laissera de campeurs ou des randonneurs malheureux et se soldera par des ressources naturelles et culturelles endommagées. À plusieurs reprises, des gardes de parc nous ont raconté des histoires ahurissantes d’usagers qui ont pris des risques inutiles à cause d’une mauvaise préparation aux situations imprévues. Sans parler de la dégradation du milieu naturel qu’ils ont inévitablement causée.

Pourquoi une bonne préparation est-elle si importante?

N’hésitez pas à ajouter vos propres réponses à cette liste.

Une bonne préparation :

  • aide à assurer la sécurité du groupe et des individus qui le composent;
  • vous prépare à utiliser les techniques Sans trace et à minimiser les dommages infligés à l’environnement;
  • contribue au succès de votre aventure en vous permettant de vivre à une expérience divertissante et sécuritaire;
  • accroît votre aplomb et multiplie les occasions d’approfondir vos connaissances sur la nature.

Sept éléments à considérer lorsque vous planifiez une sortie

  1. Identifiez et notez les attentes (objectifs) associées à votre sortie.
  2. Identifiez les compétences et les habiletés de chaque participant.
  3. Choisissez des destinations qui répondent à vos objectifs et qui correspondent à vos compétences et vos habiletés.
  4. Informez-v0us au sujet de votre destination auprès des gestionnaires de territoire et par l’étude des cartes et de la documentation.
  5. Choisissez du matériel et des vêtements qui assureront votre confort, votre sécurité et la réduction de votre empreinte.
  6. Planifiez vos activités en fonction de vos objectifs, de vos compétences et de vos habiletés.
  7. Au retour, passez en revue les résultats de votre sortie et notez les changements à apporter lors de la prochaine excursion.

D’autres éléments à considérer

  • Les conditions atmosphériques
  • Le terrain
  • Les règlements en vigueur et les restrictions applicables
  • La délimitation des terres privées
  • La vitesse de randonnée du groupe et la consommation d’aliments anticipée (les restes génèrent des ordures qui laissent des traces)
  • La taille du groupe (selon les règlements et les objectifs du voyage)
  • Tous les principes Sans trace

Planification des repas

Les repas, un autre élément qui requiert une bonne planification, peuvent considérablement influer sur les répercussions occasionnées par le groupe sur l’arrière-pays.

Les avantages d’une bonne planification

  • Moins de déchets.
  • Sacs à dos plus légers, vitesse de randonnée accrue, moins de fatigue.
  • Une dépendance moindre à l’égard des feux de camp pour la cuisson.

Plats simples (une casserole) et remballage des aliments

  • La planification de plats simples et de goûters légers permet d’économiser du temps au niveau de l’emballage et de la préparation, allège le poids et limite les déchets. De plus, vous n’aurez nullement besoin d’un feu de camp et les ustensiles seront limités au strict minimum. Deux réchauds de camping peuvent être utilisés pour tous les repas d’un groupe de bonne taille si vous disposez de deux grandes casseroles (pour une cuisson rapide, utilisez une seule casserole posée sur les deux réchauds).
  • La plupart des aliments devraient être remballés dans des sacs ou des contenants étanches avant d’être placés dans votre sac à dos. En plus de protéger les aliments, les sacs réutilisables diminuent le volume et la quantité de déchets. Si vous utilisez des sacs de plastique, les sacs vides peuvent être insérés l’un dans l’autre et réutilisés à la maison. Avec cette méthode, le groupe rapportera moins d’ordures à la fin du voyage et il ne sera pas soumis à l’indésirable nécessité de camoufler ou d’enterrer les déchets encombrants en cours de route.

Quelques exemples de ce qu’occasionne une mauvaise planification 

  • Un groupe inexpérimenté ou qui ignore tout de la géographie du territoire peut mettre en danger plusieurs personnes en voyageant sur un terrain susceptible de subir des crues soudaines ou sur une crête exposée à la foudre. Souvent, les groupes qui voyagent en terrain aride manquent d’eau ou n’ont en leur possession aucun mode de purification qui leur permettrait d’utiliser l’eau provenant de sources naturelles. Une vérification auprès des gestionnaires des territoires locaux, une étude attentive des cartes et le fait de se renseigner sur les conditions atmosphériques contribueront à minimiser les risques encourus par une expédition.
  • Un groupe mal préparé ayant l’intention de cuire des repas sur un feu de camp peut découvrir, une fois arrivé à destination, qu’une interdiction de feu à ciel ouvert est en vigueur ou qu’il n’y a pas assez de bois pour faire un feu. Souvent, à l’encontre de la loi ou sans tenir compte de l’impact éventuel sur l’environnement, ces groupes aménageront un feu de camp parce qu’ils n’ont pas prévu ces éventualités. Les interdictions de faire un feu et la pénurie de bois de chauffage sont des indications que le territoire en question est soumis à une fréquentation excessive.
  • Un groupe n’ayant pas bien planifié ses déplacements peut très bien voyager à une vitesse moindre que prévue si le terrain est trop abrupt ou si les sentiers sont trop accidentés. Souvent, ces groupes devront retarder la mise en place de leur campement jusqu’à tard dans la soirée, sans possibilité de bien choisir ce qui pourrait engendrer des dommages à l’environnement. De plus, les retards peuvent les empêcher d’atteindre leur objectif de la journée.

En bref

      • Limiter vos activités aux sentiers balisés.
      • Vous abstenir de prendre des raccourcis. Cette pratique est destructrice pour la flore.
      • Marcher à la file au milieu du sentier, même s’il est boueux ou mouillé. En tentant de contourner ces zones, vous risquez de contribuer grandement à la détérioration de la flore et de causer de l’érosion supplémentaire. Même en hiver, la circulation hors sentier est dommageable pour les petits arbres ensevelis sous la neige
      • Camper uniquement sur les sites désignés.
      • Veiller à ne pas étendre votre campement. Concentrer votre activité là où la végétation est absente.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Voyager sur des surfaces durables

L’objectif de toute excursion dans l’arrière-pays consiste à se déplacer en causant le moins de dommages possibles à l’environnement; pour y arriver, il faut connaître la nature des impacts possibles et savoir comment les éviter ou les minimiser.

Des dommages surviennent lorsque la végétation de surface ou de minuscules communautés d’organismes sont piétinées sans espoir de rétablissement. L’érosion et la formation de sentiers indésirables s’ensuivent. Les excursions dans l’arrière-pays peuvent se faire sur des sentiers déjà établis ou hors sentier.

Se déplacer sur les sentiers

Lorsque vous fréquentez des territoires achalandés, centralisez vos activités et utilisez les sentiers aménagés par les gestionnaires pour accommoder les visiteurs; une solution nécessaire à la préservation de l’environnement de l’arrière-pays. Bien que ces sentiers provoquent aussi un impact négatif sur l’environnement, ils sont facilement identifiables et concentrent le trafic à des endroits précis. De plus, ils préviennent la formation de sentiers indésirables, lesquels nuisent à l’environnement et dégradent les paysages. Mieux vaut voyager sur un sentier bien conçu que sur plusieurs pistes mal définies et dangereuses.

L’usage d’un sentier est recommandé partout où cela s’avère possible. Encouragez les membres de votre groupe à demeurer sur le sentier et, lorsque le sentier zigzague (en grimpant une colline, par exemple), à ne prendre aucun raccourci à travers la broussaille. Lors des périodes de repos ou si le groupe décide de faire une pause hors-piste, les usagers doivent laisser de la place aux autres.

(De temps en temps, inciter les membres de votre groupe à se reposer et à profiter de l’occasion pour communiquer entre eux et, surtout, sans crier ou faire du bruit inutilement. Habituellement, les bruits intenses ne sont pas les bienvenus dans les espaces sauvages et naturels.)

Voyager hors des sentiers battus

Dans les zones vierges (sauf dans certains endroits désertiques), faites en sorte que l’utilisation et l’impact de votre groupe soient dispersés. Tout déplacement hors des sentiers battus, tels que les excursions dans les territoires isolés, la recherche d’un lieu à l’abri des regards pour aller à la toilette ou l’exploration des alentours d’un campement, est considéré comme un déplacement hors-piste. Deux facteurs importants déterminent l’impact des déplacements hors-piste : la durabilité des surfaces et de la végétation et la fréquence des déplacements (ou la taille du groupe).

  • La durabilité se rapporte à l’aptitude des surfaces ou de la végétation à résister à l’usure ou à demeurer dans une condition stable.
  • La fréquence d’utilisation et la taille du groupe se rapportent au piétinement que pourrait subir une zone sauvage ou aux tamponnements répétés qu’un petit secteur devra endurer.

Durabilité de la surface

Tous les amateurs de plein air devraient connaître le concept de la durabilité car toutes les surfaces naturelles ne répondent pas de la même façon aux déplacements dans l’arrière-pays.

  • Roche, sable et gravier: ces surfaces demeurent très durables et peuvent tolérer des piétinements répétés et une détérioration excessive; (cependant, les lichens qui poussent sur les roches sont vulnérables aux frottements répétés).
  • Glace et neige: comme l’impact sur ces surfaces sera temporaire, elles demeurent un bon choix pour les déplacements dans la mesure où les précautions appropriées auront été prises et que la couche de neige s’avérera d’une épaisseur suffisante pour protéger la végétation sous-jacente.
  • Végétation: la résistance de la végétation au piétinement varie selon le type de plantes et la localisation; user de minutie au moment d’évaluer vos choix. Optez pour des endroits où la végétation est tenace et se régénère rapidement ou pour des lieux où la végétation clairsemée s’évite facilement. Bien que la flore séchée résiste bien au piétinement, la végétation dans les baissières souffrira énormément, laissant ainsi des traces, ce qui encouragera les nouveaux venus à emprunter le même chemin. En règle générale, si vous devez voyager hors-piste, divisez votre groupe afin d’éviter de créer des sentiers indésirables, d’autant plus que d’autres personnes pourraient vous suivre et multiplier les impacts. Si possible, évitez les zones de végétation, surtout dans les pentes abruptes où les effets d’une excursion hors-piste sont amplifiés.
  • Croûte cryptobiotique: la croûte cryptobiotique que l’on retrouve dans les environnements désertiques est extrêmement vulnérable aux randonnées pédestres. Cette croûte, composée de minuscules communautés d’organismes vivants, offre l’apparence de plaques noirâtres en relief sur le sable. Elle conserve l’humidité dans les climats désertiques et fournit une couche protectrice qui empêche l’érosion. Comme un seul pas peut détruire cette couche, il s’avère d’une importance capitale d’utiliser les sentiers déjà aménagés dans ces zones et aucun déplacement ne devrait avoir lieu sur cette croûte à moins que cela ne soit absolument nécessaire. Si vous devez voyager hors-piste, marchez sur des pierres ou autres surfaces durables autant que possible et, au besoin, suivez-vous en file indienne en mettant vos pieds exactement dans les empreintes laissées par la personne qui vous précède. Vous remarquerez que ce conseil est exactement à l’opposé de ce qu’il faut faire dans les zones végétatives (le vélo de montagne sur cette croûte doit être évité à tout prix.)
  • Flaques et bourbiers désertiques: pour la faune du désert, l’eau se veut une ressource rare; ne marchez pas dans les flaques d’eau ou les bourbiers que vous rencontrez dans les zones désertiques et, surtout, ne troublez pas l’eau de surface car ces cuvettes abritent une myriade de petits organismes vivants.

Camper sur des surfaces durables

Le choix d’un site adéquat pour camper est probablement l’aspect le plus important d’une expédition à faible impact dans l’arrière-pays; le jugement et les informations disponibles entrent en jeu, ce qui suppose souvent un compromis entre les impacts écologiques et les objectifs sociaux. Une décision relative au choix d’un site devrait être basée sur les renseignements concernant le niveau et l’usage permis dans une zone, la fragilité de la végétation et du sol, la probabilité de perturber la faune, une évaluation des dommages antérieurs et les risques éventuels des impacts que votre groupe pourraient causer.

Choisir un site de camping dans les régions achalandées

Pour profiter de la solitude, évitez de camper pas près des cours d’eau ou des sentiers et choisissez un site discret à l’abri des regards des autres usagers. Si vous campez trop près d’un cours d’eau ou d’un lac, vous pourriez bloquer les voies d’accès aux animaux sauvages. En ce qui a trait au choix d’un emplacement de camping, obéissez aux règlements en vigueur et ce, en tout temps. À la fin de la journée, accordez-vous assez de temps et d’énergie pour trouver un site adéquat. La fatigue, le mauvais temps et les départs tardifs ne constituent pas des excuses valables pour sélectionner des sites inappropriés ou fragiles.

De préférence, campez sur des sites ayant déjà subi un impact tel que votre présence ne pourra pas les endommager davantage. Dans les zones populaires, ces endroits sont faciles à repérer parce que toute la végétation a été détruite. Dans les zones hors-piste, un endroit sans végétation indique la présence de roches-mères ou de bancs de sable.

Dans les zones particulièrement sensibles aux dommages, les tentes, les pistes et les aires de préparation des repas devraient être concentrées sur des emplacements ayant déjà subi des impacts. L’objectif consiste à confiner les impacts aux endroits affichant déjà des signes d’utilisation pour ne pas élargir la zone de perturbation. Lorsque vous levez le camp, assurez-vous que le site est bien nettoyé et attirant pour les autres campeurs qui suivront.

Camper dans les régions vierges isolées

Normalement, les endroits vierges sont isolés, peu fréquentés et n’ont subi aucun impact; avant de les visiter, assurez-vous de maîtriser les techniques Sans trace et appliquez-les une fois sur place.

Dans les sites à l’état vierge, le fait de disséminer les tentes, d’utiliser différentes routes pour les promenades dans le campement et de déménager le campement chaque soir assurera la préservation de l’environnement. L’objectif consiste à minimiser l’impact à chaque endroit. Si possible, installez les tentes et l’aire de cuisson sur des surfaces durables, préférablement sur de grandes dalles rocheuses. Au camp, troquez vos bottines pour des espadrilles ou des souliers de tennis et réduisez au strict minimum les activités autour de la cuisine ou de l’endroit où les sacs à dos sont dissimulés. Surtout, regardez où vous mettez les pieds pour ne pas comprimer la végétation. Modifiez les trajets utilisés pour aller chercher de l’eau et servez-vous de contenants pour diminuer le nombre de voyages. Vérifiez les règlements en vigueur mais, en général, ne campez jamais à moins de 70 mètres d’un cours d’eau ou d’un lac.

Au moment de lever le camp, prenez le temps de naturaliser le site. En recouvrant les endroits abrasés avec des détritus végétaux tels que des aiguilles de pin, en effaçant les empreintes et en raclant, avec un bout de bois, les endroits où la végétation a été emmêlée aidera le site à se remettre de votre passage et dissimulera son utilisation comme campement, ce qui le rendra moins susceptible d’être réutilisé par d’autres voyageurs. Un site de camping à l’état sauvage aura plus de chance de demeurer vierge s’il n’est utilisé qu’une fois.

Dans les terres arides, un site de camping à l’état original, sans signe d’utilisation préalable, s’avère un excellent choix en autant qu’il est situé sur une surface durable dépourvue de végétation, telle que la roche, le gravier ou le sable. Un site déjà compacté fera aussi l’affaire, car vous ne pourrez l’endommager davantage. Cependant, assurez-vous que ce site pourra accommoder tout votre groupe. En aucun temps vous devriez camper sur un sol cryptobiotique, dans des îlots de végétation ou dans les précieuses bandes vertes des criques et des ruisseaux désertiques. Lorsque vous campez sur le fond sablonneux d’une rivière ou d’un cours d’eau asséché, ou un autre endroit susceptible d’être inondé, prenez garde aux crues soudaines.

Les aires de préparation des repas et les lieux de disposition des tentes et des sacs à dos devraient être aménagés sur la roche, le sable ou le gravier. Choisissez soigneusement des chemins durables pour vous déplacer aux différents endroits de votre campement, afin d’éviter de créer des sentiers connexes. Comme l’objectif consiste à minimiser le tamponnement et le compactage dans un endroit particulier de votre campement, modifiez votre trajet et ne séjournez pas plus de deux nuits sur le même site.

Ne procédez jamais au raclage ou au nettoyage des sites de campement pour y enlever les matières organiques telles que les feuilles ou autres détritus naturels et minimisez le déplacement des roches et du gravier. Les détritus organiques aident à amortir l’effet d’écrasement produit par les poids lourds, limitent le compactage des sols, relâchent des nutriments pour les plantes et réduisent l’érosion causée par la pluie. Déplacer les roches enrobées de lichen et de vernis, mieux connues sous le nom de pavés du désert, peut engendrer un impact qui durera des centaines d’années. Une fois retournées ou déplacées, ces roches sont difficiles à remettre en place et les lichens et le vernis ne repousseront pas durant notre vie.

Camper dans un couloir fluvial

Les couloirs fluviaux sont d’étroites bandes de terre et d’eau comportant peu d’espace de dispersement des activités humaines. Les campements sont souvent désignés. En règle générale, mieux vaut camper sur un site identifié près des plages et des bancs de sable, ou sur un site sans végétation sous la laisse de crue.

En bref

      • Rapporter tout déchet, reste de nourriture ou détritus. Avant de repartir, inspecter les lieux de halte et de camping pour ne laisser aucun déchet ou reste de nourriture. Ramasser même les détritus qui ne sont pas les vôtres.
      • Utiliser les toilettes lorsqu’elles sont à proximité, autant pour l’urine que pour les excréments.
      • Lorsqu’il n’y a pas de toilettes à proximité :
        • Uriner sur des surfaces minérales afin d’éviter que les animaux attirés par le sel n’endommagent la végétation.
        • Déposer vos excréments dans des trous profonds de 15 à 20 cm creusés dans le sol. Remplir soigneusement le trou après avoir terminé.
        • Rapporter avec vos déchets le papier de toilette utilisé ainsi que les produits d’hygiène féminine.
      • Pour le nettoyage et la vaisselle, utiliser les infrastructures existantes lorsqu’elles sont disponibles.
      • Si elles ne le sont pas, vous éloigner de tout ruisseau ou lac et utiliser une quantité minimale de savon biodégradable. Répandre l’eau sale que vous aurez préalablement filtrée et récupérer les résidus solides pour vos déchets.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Les déchets humains

L’élimination adéquate des matières fécales s’avère d’une importance primordiale si on veut éviter de contaminer des sources d’eau, d’épargner tout contact autres usagers, de minimiser la dispersion des pathogènes et d’accélérer la décomposition.

Dans la plupart des endroits, le fait d’enterrer les résidus humains demeure la seule méthode réellement efficace pour pallier aux dangers que ces déchets représentent. Dans les lieux confinés tels que les gorges ou les canyons fluviaux, aucun déchet solide ne doit être laissé sur place. Les gestionnaires de ces territoires pourront vous indiquer quels sont les règlements en vigueur dans chaque secteur.

Contrairement à l’opinion répandue, l’enfouissement des déchets humains en ralentit la décomposition, du moins dans les Rocheuses où des pathogènes microbiens ont été découverts dans des matières fécales plus d’un an après leur enfouissement. Cependant, compte tenu des problèmes associés à ces matières, il demeure préférable de les enfouir. À cause de la lenteur de la dissolution et de la décomposition, il importe cependant de choisir un site convenable, loin des cours d’eau et des lacs, des campements et d’autres endroits passablement fréquentés.

Les trous sanitaires («trous de chats»)

Les trous sanitaires, situés à plus de 70 mètres des cours d’eau, des sentiers et des campements, se présentent sans contredit comme la méthode par excellence pour se débarrasser des déchets humains. Trouvez un site discret où les autres usagers ne seront pas susceptibles de marcher ou de camper et, avec une truelle, creusez un trou de 15 à 20 cm de profondeur et de 10 à 15 cm de diamètre. Une fois terminé, recouvrez le trou de terre et camouflez-le avec des matières organiques telles que des feuilles mortes et des brindilles. Si vous campez sur un site pendant plusieurs jours ou en compagnie d’un bon nombre d’individus, dispersez les trous sanitaires sur une grande étendue.

Les trous sanitaires individuels, méthode de prédilection pour se débarrasser des déchets humains, comportent plusieurs avantages:

  • ils sont faciles à creuser dans la plupart des régions;
  • ils sont faciles à camoufler;
  • ils offrent un sentiment d’intimité;
  • ils permettent la dispersion des déchets au lieu de les concentrer au même endroit, hâtant ainsi la décomposition des matières fécales;
  • ils sont faciles à dissimuler, loin des regards et des lieux achalandés.

Choisir un emplacement approprié

  1. Choisir un emplacement situé à au moins 70 mètres ou de tout plan d’eau.
  2. Vous assurer qu’il s’agira d’un site discret, loin des sentiers fréquentés (broussailles denses, près d’un arbre tombé au sol ou dans une pente douce).
  3. Si vous campez avec un groupe ou au même endroit pendant deux jours ou plus, disséminer les trous sanitaires un peu partout dans la nature. Ne jamais réutiliser un trou sanitaire.
  4. Chercher un site couvert d’ une épaisse couche d’humus (l’humus est généralement de couleur noire). Ce type de sol pullule d’organismes microbiens qui aideront à éliminer les déchets. Dans une zone désertique, un tel sol organique peut s’avérer difficile, voire impossible, à localiser.
  5. Suivre les instructions à l’étape 2 ci-dessous, sous la rubrique  « Creuser un trou sanitaire ».
  6. Dans la mesure du possible, faire en sorte que votre trou soit exposé au grand soleil. La chaleur accumulée facilitera la décomposition.
  7. Pour éviter un contact rapide avec les plans d’eau locaux, choisir un site surélevé, ce qui assurera un bon drainage, le lessivage des déchets dans le sol avant avant que les eaux atteignent un cours d’eau ou la nappe phréatique.

Creuser un trou sanitaire

  1. Une petite truelle de jardin est l’outil idéal pour creuser un trou sanitaire.
  2. Creusez un trou de six à 15 à 20 cm de profondeur (la longueur de la truelle) et de 10 à 15 cm de diamètre. Dans les zones désertiques, la biodégradation est plutôt lente et les sols organiques se font rares. Trouvez alors un endroit approprié et creusez un trou de seulement 10 à 15 cm de profondeur.
  3. L’échauffement superficiel du sol sous l’effet du rayonnement solaire accélérera la décomposition.
  4. Une fois terminé, remplissez le trou avec la terre originale et camouflez-le avec des brindilles ou d’autres matières organiques que vous trouverez aux alentours.

Les trous sanitaires dans les terres arides

Le trou sanitaire est la meilleure méthode pour se débarrasser des déchets humains dans les endroits arides. Creusez votre trou à au moins 70 mètres de tout cours d’eau, de tout campement ou de tout sentier. Évitez les lieux où l’eau pourrait couler ou s’accumuler tels que les barres sablonneuses même si ne elles sont immergées à ce moment-là. Choisissez un site offrant le maximum d’exposition au soleil, afin de faciliter la décomposition, car les rayons du soleil peuvent réchauffer le sol à une profondeur de plusieurs pouces dans les sols désertiques, tuant les pathogènes présents dans les fèces. Des pentes orientées vers le sud, tout comme et les crêtes offrent souvent les meilleurs expositions au soleil.

Latrines

Bien que les trous sanitaires soient recommandés dans la plupart des cas, parfois, une latrine sera plus appropriée surtout si de jeunes enfants vous accompagnent ou si vous demeurez plus que quelques jours au même endroit. Pour choisir le site de votre latrine, utilisez les mêmes critères que pour un trou sanitaire. Comme la grande quantité de matière fécale accumulée se décomposera plus lentement, le choix de l’emplacement exige une attention particulière. Une bonne méthode pour accélérer la décomposition et minimiser les odeurs consiste à jeter une poignée de terre après chaque miction. Informez-vous auprès du gestionnaire du territoire sur la meilleure façon de construire une latrine.

Papier hygiénique

Utilisez avec parcimonie du papier hygiénique standard, de couleur blanche et non parfumé. La meilleure façon de se débarrasser du papier hygiénique consiste à l’enfouir dans le trou sanitaire; sinon, il faut l’envelopper dans un sac étanche et le transporter avec soi. Cependant, le « papier naturel » demeure le préféré des pleinairistes et ce, depuis plusieurs années. Bien employée, cette méthode s’avère tout aussi sanitaire que le papier hygiénique standard, mais sans les impacts associés au papier. Parmi les différents « papiers naturels », on peut citer les pierres, la végétation et la neige. Évidemment, vous devrez pratiquer  un peu avant de maîtriser parfaitement cette méthode, mais les résultats en valent la peine! Habituellement, le fait de brûler du papier hygiénique dans un trou sanitaire n’est pas recommandé.

Papier hygiénique dans les terres arides

Dans une zone aride, le fait d’entreposer le papier dans un sac étanche et de l’emporter avec soi demeure sans contredit la meilleure façon d’appliquer l’éthique Sans trace. Le papier hygiénique ne devrait pas être brûlé car vous risqueriez de déclencher des feux de broussailles ou de forêts.

Tampons hygiéniques

Placez les tampons hygiéniques dans des sacs étanche et emportez-les avec vous. Surtout ne les enfouissez pas car ils se décomposent difficilement et les animaux sauvages les repéreront facilement. Seul un feu intense peut les brûler complètement et vous connaissez les principes Sans trace au sujet des feux ardents.

Urine

L’urine a peu d’effet sur la végétation ou le sol. Cependant, dans certains cas, elle peut attirer la faune à la recherche de sel. Ces animaux peuvent défolier les plantes et retourner indûment le sol avoisinant. Il est préférable d’uriner sur des roches, sur des aiguilles de pin ou sur du gravier pour éviter d’attirer les animaux. Vous pouvez aussi diluer l’urine en versant un peu d’eau de votre bouteille pour minimiser les impacts négatifs sur l’environnement.

Considérations spéciales pour les terrasses fluviales

En ce qui concerne l’éthique Sans trace, les gorges fluviales représentent un problème à part. La méthode la plus commune consiste à uriner directement dans la rivière et à déposer les déchets solides dans une boîte scellée à emporter avec soi. Vérifiez auprès du gestionnaire du territoire quelle est la pratique recommandée pour votre secteur.

En bref

      • Aider à préserver le patrimoine : ne regarder qu’avec les yeux.
      • Laisser les pierres, les plantes et tout autre objet naturel ou culturel là où ils sont trouvés.
      • Ne transporter ni n’introduire d’espèces indigènes ou non indigènes.
      • Ne bâtir aucune forme de structure ou d’aménagement.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Laissez aux autres usagers le plaisir de découvrir les pierres, les plantes, les artefacts archéologiques ou tous les autres objets d’intérêt en les laissant tout simplement à l’endroit où ils se trouvent.

Les activités dont il est question en vertu de ce principe Sans trace se rapportent aux artefacts culturels; cependant, il en va aussi de plusieurs aspects des autres activités de plein air. L’information qui suit vous renseignera sur la façon de respecter les sites naturels.

Minimiser les modifications apportées à un site

Laissez tout tel que vous l’avez trouvé. Ne creusez pas de tranchées pour les tentes et ne construisez pas d’abris, de tables, de chaises ou d’autres aménagements rudimentaires. Si vous nettoyez un site (roches, brindilles, pommes de pin…), replacez ces matériaux à leur état naturel avant de quitter les lieux. Après avoir utilisé un site particulièrement vulnérable, ramassez toutes les ordures et déchets et démantelez les installations telles que les emplacements multiples de feux de camp, les chaises et les tables. Les bons sites de camping se trouvent, ils ne se fabriquent pas.

En certains endroits, si une installation, telle un emplacement de feu de camp, est aménagée selon les règles de l’art et les règlements en vigueur, laissez-la telle quelle. Si vous démolissez cet emplacement, vous nuirez au site car quelqu’un d’autre devra le rebâtir en utilisant de nouvelles pierres. Apprenez à évaluer chaque situation.

Éviter d’endommager les arbres et les plantes

Ne plantez pas de clous dans les arbres pour y accrocher vos vêtements, évitez de les endommager avec une scie ou une hachette et n’attachez pas votre tente à des arbres car les câbles de hauban les ceinturant pourraient les endommager. Graver ses initiales sur un arbre est inacceptable. Couper des branches ou des touffes de buisson pour s’en servir comme matelas ne comporte pas de grands avantages; au contraire, cela se traduit par un impact maximal. Procurez-vous plutôt un petit matelas de camping dans une boutique d’articles de camping.

Le fait de cueillir quelques fleurs peut sembler anodin pour l’environnement mais détrompez-vous, car si tous les usagers faisaient de même, l’impact serait majeur. Au lieu de cueillir une fleur, prenez-la en photo ou dessinez-la. Les campeurs chevronnés pourront consommer des plantes ou des racines comestibles de temps à autre; cependant, ils prendront toutes les précautions nécessaires pour ne pas épuiser ces denrées rares et ne perturberont pas les plantes qui sont lentes à se reproduire.

Laisser les objets naturels et les artefacts culturels en place

Les beaux objets naturels ou intéressants, tels que les bois de cerf ou d’orignal, un bout de bois pétrifié ou une roche multicolore réjouiront les autres visiteurs et enrichiront leur expérience.  Dans les parcs  et dans d’autres aires protégées, il est généralement admis que de ramasser et d’emporter tout objet naturel est contraire aux règles, sinon légales, certainement éthiques.

La même éthique s’applique aux artefacts culturels trouvés sur les terres publiques. Les artefacts tels que les fragments de poterie, les pointes de flèche, les structures et même les bouteilles antiques trouvés sur les sites archéologiques et les sites historiques situés sur les terres publiques sont généralement protégés par la loi. Cette protection légale n’est malheureusement pas encore le cas dans tous les pays et sur tous les territoires.

En bref

      • Favoriser l’utilisation d’un réchaud pour faire la cuisine.
      • Si vous faites un feu, n’utiliser que les emplacements aménagés à cet effet.
      • Dans les parcs, l’utilisation du bois mort est souvent interdite. Si la réglementation le permet, n’utiliser que du bois au sol et de petit diamètre pour alimenter votre feu.
      • Garder votre feu le plus petit possible afin de minimiser les émanations issues de la combustion du bois.
      • Brûler le bois jusqu’à la cendre et bien éteindre votre feu avant de vous éloigner.
      • Savoir apprécier la lumière d’une lanterne à bougie et vous habituer à la préférer à celle d’un feu.

Adapté et reproduit avec la permission de Sans trace Canada

Les feux de camp, empreints d’histoire et de tradition, étaient autrefois nécessaires pour la préparation des aliments et le chauffage. Certains campeurs n’envisageraient même pas de camper s »ils ne pouvaient pas profiter d’un feu de camp. Savoir allumer un tel feu est d’ailleurs considéré comme une compétence fondamentale du campeur. De nombreux lieux et sites de campement ont néanmoins été  grandement détériorés par la surabondance d’emplacements et la demande, démesurée et sans cesse croissante, pour le bois.

L’apparition de réchauds légers et efficaces, facilement transportables, a quelque peu atténué l’impact causé par ces feux traditionnels. Dans l’esprit des campeurs, les réchauds se sont imposés comme un article essentiel apte à réduire l’impact sur l’environnement. En plus de permettre une cuisson rapide et souple, ces réchauds ont éliminé le prélèvement du bois  autour des sites de camping. Polyvalents, ils s’allument facilement et ce, même dans les conditions atmosphériques les plus humides.

Devriez-vous allumer un feu?

  • Pour toute personne désirant allumer un feu de camp, la considération la plus importante à prendre en compte demeure, sans aucun doute, les dommages éventuels causés à l’arrière-pays.
  • Vérifiez auprès de l’agence qui gère le territoire si  des restrictions sont en vigueur pour les feux à ciel ouvert, et évaluez le danger éventuel que pourrait poser un feu de camp selon la saison et l’emplacement choisi.
  • Assurez-vous que le prélèvement du bois ne laissera pas de traces apparentes dans l’environnement.
  • Dans les lieux alpins ou désertiques particulièrement hostiles, prenez en considération les dures conditions de croissance auxquelles les arbres et les buissons sont soumis et assurez-vous de ne pas nuire à la régénération des espèces végétales lorsque vous prélevez du bois de chauffage.
  • Enfin, assurez-vous que tous les membres de votre groupe possèdent les connaissances nécessaires pour allumer un feu en limitant les impacts sur l’environnement.

Minimiser l’impact des feux de camp

Si vous devez allumer un feu, choisissez votre site dans un endroit boisé ou près d’un bois. Si vous planifiez une excursion de camping sur les hauteurs ou sur une crête, ou dans une zone achalandée, ou encore dans des zones arides ou désertiques, utilisez un réchaud. N’oubliez pas, un feu qui respecte les principes Sans trace ne laisse voir aucune marque dans l’environnement.

Les emplacements existants

Dans un site de camping bien situé, un emplacement aménagé restera toujours l’endroit tout indiqué pour allumer un feu de camp. Évitez de faire un gros feu et laissez-le s’éteindre une fois la besogne terminée. Assurez-vous que tout le bois est réduit en cendres avant de l’éteindre complètement avec de l’eau, et non avec de la terre, car celle-ci pourrait couver les cendres chaudes, avec les risques de feu de forêt qui peuvent s’en suivre. N’aménagez pas un feu de camp sur un endroit rocheux ou rocailleux, car les traces noires y demeureraient visibles pendant plusieurs années.

Les feux sur buttes

Ces feux sont faciles à aménager à l’aide d’une truelle, d’un grand sac et d’une toile ou d’un sac à ordures pour recouvrir le sol.

Ramassez de la terre minérale, du sable ou du gravier sur un emplacement déjà utilisé. Le trou laissé par les racines d’un arbre jonchant le sol est une excellente source de terre. Étendez la toile sur l’emplacement prévu du feu de camp et construisez une petite butte en terre, de forme circulaire et d’une épaisseur de 8 à 13 cm et aplatissez-la. L’épaisseur de la butte s’avère cruciale car celle-ci isolera le sol de la chaleur émise par le feu. La toile ou le sac à ordures facilitera le nettoyage. La circonférence de la butte doit excéder celle du feu pour empêcher les braises de se répandre directement sur le sol. Ce type de feu comporte un avantage important : il peut être aménagé sur un sol rocailleux, sur un gros rocher ou sur une surface organique composée de débris végétaux, d’humus ou d’herbages.

Les feux de cuvettes

L’utilisation d’une cuvette offre une bonne solution pour remplacer les autres types de feu de camp. Une cuvette en métal, une grille de barbecue, un baril en métal peu profond… tous sont de bonnes solution pour assurer la sécurité d’un feu en plein air. Pour être efficace, les bords de la cuvette devraient faire au moins de 10 cm de haut, et celle-ci devrait être installée sur un rocher ou un tapis de terre minérale pour empêcher la chaleur d’atteindre le sol.

Le bois de chauffage et le nettoyage

Ne touchez pas aux arbres debout, morts ou vivants, car ceux-ci servent d’abris aux oiseaux et aux insectes. Les arbres qui jonchent le sol peuvent également procurer des abris aux oiseaux et à d’ autres animaux, augmentent la capacité de rétention d’eau du sol et, après leur décomposition, recyclent les nutriments dans l’environnement. De plus, le fait d’arracher des branches d’un arbre debout ou au sol détruit l’apparence naturelle d’un site.

  • N’utilisez pas de scie ou de hachette pour couper les branches d’arbres, morts ou vivants. Optez plutôt pour les petites branches mortes jonchant le sol car elles brûlent facilement, se ramassent bien et n’occasionnent que peu d’impact sur l’environnement.
  • Utilisez des branches d’un diamètre moindre que celui de votre poignet, que vous pourrez aisément casser à la main.
  • Ne ramassez pas toutes les branches autour d’un campement et, s’il le faut, allez plus loin. Sur les rives d’une rivière ou d’un lac, ramassez le bois sec sur le rivage.
  • Réduisez tout le bois en cendres, écrasez les charbons entre vos mains gantées, éteignez bien le feu avec de l’eau et répandez les cendres froides sur une grande surface loin du campement. Dans les gorges d’un cours d’eau, emportez les cendres avec vous.
  • Lorsque vous nettoyez un feu sur butte ou dans une cuvette, replacez la terre où vous l’avez trouvée.
  • Éparpillez le bois qui reste pour conserver l’aspect naturel du site.
  • Ne brûlez jamais d’ordures dans un feu de camp, surtout celles en plastique ou doublées d’un papier d’aluminium.

Sécurité

  • Assurez une supervision adéquate des jeunes enfants autour d’un feu de camp ou près d’un réchaud.
  • Suivez le mode d’emploi des réchauds et des combustibles à la lettre.
  • Utilisez seulement des contenants de combustible homologués.
  • Ne laissez jamais un feu sans surveillance.
  • N’entreposez jamais de bois ou tout autre combustible près du feu.
  • Éteignez tous les feux avec soin.

En bref

      • Apprécier la flore sans l’arracher ou la piétiner.
      • Observer la faune à distance. Ne suivre ni n’approcher les animaux sauvages.
      • Ne jamais donner de nourriture à un animal sauvage. Ceci peut être néfaste à sa santé et altérer son comportement naturel, nuisant ultimement à ses chances de survie.
      • Laisser votre animal domestique à la maison si vous ne pouvez pas le maîtriser ou si la réglementation l’interdit.
      • Protéger la faune et votre nourriture en rangeant vos rations et vos déchets dans un endroit sûr.

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eproduit avec la permission de Sans trace Canada

Apprenez à connaître la faune en l’observant discrètement. Ne dérangez pas les animaux (ou les plantes) sous le prétexte de les « observer de plus près « . Gardez toujours vos distances afin de ne pas les effrayer et les forcer à fuir. De plus, lors de vos observations, pour ne pas causer de dommages irréparables à l’environnement et effaroucher les bêtes sauvages, divisez votre groupe en sous-groupes plus petits pour minimiser vos impacts.

Les mouvements brusques et les bruits excessifs dérangent les animaux sauvages. Voyagez silencieusement et ne les poursuivez pas, ne les nourrissez pas et ne les forcez pas à s’enfuir. Cependant, sur les territoires fréquentés par les ours, faites un peu de bruit pour ne pas les prendre par surprise. Par grosse chaleur, ou par temps glacé, toute perturbation peut nuire à l’aptitude que possède un animal à survivre dans des conditions difficiles. En règle générale, ne touchez pas, ne vous approchez pas, ne nourrissez pas et ne prenez pas un animal sauvage dans vos bras car vous pourriez augmenter son stress. De plus, il vous est impossible de savoir si un animal est porteur de la rage ou  d’autres maladies. Les animaux malades ou blessés peuvent vous mordre, vous frapper du bec, vous égratigner et vous envoyer à l’hôpital. De jeunes animaux enlevés ou manipulés par des gens pourtant bien intentionnés, peuvent être abandonnés par leurs parents. Si vous trouvez un animal malade ou en mauvaise posture, avisez le gardien de parc.

Les campeurs respectueux du milieu observent les animaux sauvages de loin, les évitent autant que possible, entreposent leur nourriture dans des endroits sûrs et ne laissent traîner aucun déchet ou reste de table. N’oubliez pas qu’un animal dans son habitat naturel est chez lui; le visiteur, c’est vous.

Accordez aux animaux, un libre accès le long des cours d’eau et des lacs et laissez-leur suffisamment d’espace pour ne pas les gêner lorsqu’ils voudront venir boire. Ils se sentiront en sécurité. Pour minimiser les dérangements à la faune et les impacts environnementaux, campez à au moins 70 mètres ou plus de tout cours d’eau. Dans les zones arides ou désertiques, ne vous approchez pas des trous d’eau la nuit car plusieurs espèces sauvages en profitent de la noirceur pour venir se désaltérer et se nourrir et vous pourriez les effrayer. Lorsque l’eau se fait rare dans ces territoires, les voyageurs doivent s’efforcer de réduire les impacts qu’ils infligent à la faune, des animaux qui luttent pour leur survie.

Lorsque vous vous lavez, ou que vous disposez de vos déchets humains, prenez garde de ne pas polluer l’environnement et de ne pas nuire à la faune et à la vie aquatique. Dans la plupart des cas, vous pouvez vous baigner dans les lacs et les cours d’eau mais, dans les territoires arides, ne vous baignez pas dans les trous d’eau; vous pourriez les polluer, ce qui empêcherait les animaux de s’y désaltérer.

En bref

      • Être respectueux des autres visiteurs et de la qualité de leur expérience.
      • Démontrer de la courtoisie. Laisser le passage aux autres sur le sentier.
      • Laisser prédominer les sons de la nature. Parler doucement et éviter les bruits inutiles.

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Un des plus importants éléments de l’éthique en plein air consiste à démontrer de la courtoisie envers les autres usagers afin que tous puissent apprécier leur expérience.

Plusieurs usagers se rendent dans la nature avec le seul but en tête de se mettre à l’écoute du murmure de la nature. Les bruits excessifs, les animaux domestiques sans laisse et les dommages à l’environnement ne sont certainement pas appréciés. De plus, ces nuisances font en sorte de rendre un peu moins charmante une expérience que certains anticipaient avec beaucoup d’impatience. Alors, lorsque vous êtes en plein air, ne faites pas de bruits excessifs et, si vous apportez votre radio ou votre lecteur portable, utilisez des écouteurs pour ne pas déranger les autres usagers.

N’oubliez pas que le sentiment de solitude que plusieurs recherchent, surtout dans les aires ouvertes et les grands espaces, n’est possible que si les groupes sont de taille réduite, que les contacts restent plutôt rares et que le comportement de tous et chacun demeure discret. Pour maximiser votre sentiment d’intimité, évitez la fréquentation les jours de congé ou durant les fins de semaine achalandées et planifiez votre voyage hors saison.

Sur les sentiers, les fermiers et les résidents qui conduisent leur bétail ou leur cheval au champ ou à la maison ont priorité. Les randonneurs et les amateurs de vélo devraient s’arrêter sur le côté de la pente longeant le sentier. Parlez doucement aux cavaliers lorsqu’ils passent devant vous car un cheval se cabre facilement.

Reposez-vous sur des surfaces durables, loin des sentiers battus. N’oubliez pas que les usagers qui parcourent des territoires isolés doivent faire davantage attention aux bruits et aux impacts sur l’environnement. Lorsque vous choisissez un site de camping, privilégiez un lieu discret derrière des rochers ou des arbres plutôt qu’un endroit à découvert, à la vue de tous.

Dans le campement, minimisez le bruit afin de ne pas déranger les autres campeurs ou les passants sur le sentier. Le fait de jouer des tours et de refuser d’aider à monter le camp, sous prétexte que vous êtes fatigué, ne sont certainement pas des comportements sociaux acceptables, non plus que de jouer au ballon ou à d’autres jeux en groupe, car cela pourrait entraîner des blessures graves, voire mortelles.

Des vêtements et du matériel (tentes et sacs à dos) de couleur criarde peuvent être vus de loin et ne sont pas recommandés dans les territoires sauvages, surtout lorsque ceux-ci sont à découvert. Pour diminuer l’impact visuel, portez plutôt des vêtements de couleur neutre ou discrète comme le brun et le vert, des couleurs qui s’adaptent bien au paysage.

Lors de vos excursions en vélo de montagne, gardez le contrôle de votre bicyclette et ce, en tout temps. Avant de doubler un autre usager, annoncez votre présence d’un ton poli et faites preuve de prudence.

Gardez vos animaux domestiques sous contrôle en tout temps ou laissez-les à la maison. Fido ne fait pas partie de la faune sauvage. De plus, les chiens qui courent en toute liberté sont loin d’être les bienvenus : ils jappent, ils effraient les gens, ils laissent des  » cadeaux  » partout et, surtout, ils effarouchent les animaux sauvages. N’oubliez pas, si votre chien vous accompagne, vous devrez ramasser ses excréments dans les campements et les sentiers et, au choix, les enfouir dans un trou sanitaire ou les emporter avec vous. Certains territoires interdisent les chiens sur les sentiers ou hors-piste, alors que d’autres exigent le port d’une laisse.

Laissez les clôtures telles quelles et ne dérangez pas l’environnement car vous n’êtes pas seul sur le territoire. Les grands espaces et les territoires sauvages sont protégés à tout jamais; il nous appartient de les sauvegarder pour nos enfants et nos petits-enfants. Gardons-les propres, attrayants et accessibles au grand public pour les loisirs, la réflexion et la ressourcement! Dans les sites historiques et archéologiques, appréciez le décor et perfectionnez vos connaissances mais, d’abord et avant tout, respectez-les ainsi que les trésors qu’ils recèlent. Certains de ces sites et territoires sont sacrés aux yeux des autochtones, tandis que d’autres, importantes découvertes culturelles, nous remémorent notre patrimoine. À nous de les conserver!

Renseignements

Les 7 principes Sans trace© sont le fruit de quatre décennies de recherche et de développement en vue de transmettre un message simple, cohérent et universel en ce qui a trait au comportement attendu des visiteurs dans les aires de nature. Le Leave No Trace Center for Outdoor Ethics a fait des 7 principes la pierre d’assise du programme Sans trace. Le programme du mise sur l’éducation et l’appréciation de la nature pour développer la capacité des visiteurs à optimiser leur processus de décision dans leurs activités récréatives.

La carte de référence standard des 7 principes Sans trace a été adaptée en quatorze versions pour les publics, activités récréatives non motorisées et environnements suivants (par ordre alphabétique) : éthique internationale, enfants, chasse, descente de canyon, escalade, escalade de bloc, géocachette, hiver, milieux urbains et périurbains, pêche, randonnée, rivières, sites patrimoniaux, vélo de montagne. Une quinzième carte de référence traite d’un art de la communication propre à l’éthique Sans trace connu sous le nom «Authority of the Resource Technique».

L’approfondissement des 7 principes et des techniques pour les mettre en pratique et les transmettre aux autres est rendu possible par De ville en forêt qui dispense le programme de formation Sans trace au Québec. Les communautés francophones hors Québec peuvent également s’adresser à De ville en forêt pour bénéficier de ses services.

Atelier de sensibilisation Sans trace
Cours Ambassadrice et Ambassadeur pour milieu urbain ou périurbain
Cours Ambassadrice et Ambassadeur pour l’arrière-pays
Cours Maître instructrice et Maître instructeur Sans trace

© 1999 by the Leave No Trace Center for Outdoor Ethics : www.LNT.org // Adaptation française de Sans trace Canada : www.sanstrace.ca

Les 7 principes Sans trace ont été établis sur une base scientifique. Ils font régulièrement l’objet de publications, d’articles, de documents vidéos ou de présentations dans les colloques.

Leave No Trace In The Outdoors by Jeffrey Marion, PhD
Backpacker Leave No Trace
How To Shit In The Woods
Soft Paths
Leave No Trace Focused Research • Findings & Implications

La recherche demeure une composante essentielle du programme Sans trace. Le Leave No Trace Center for Outdoor Ethics s’associe entre autres à ses partenaires des milieux académiques et des organisations gestionnaires de terres publiques pour approfondir divers enjeux relatifs aux dimensions humaines, sociales et écologiques de la fréquentation des aires naturelles. L’organisme vient de mettre à jour le répertoire de ses plus récentes recherches.

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Dans cette vidéo, le National Park Service américain sensibilise les visiteurs aux 7 principes Sans trace et à leur importance pour la préservation du caractère naturel des parcs pour les prochaines générations.

Cette vidéo n’est malheureusement pas disponible en version française.

De ville en forêt a adapté à l’usage des adeptes de tourisme, loisir et sport en plein air les connaissances vulgarisées par les artisans du mouvement d’écoconsommation et du mouvement zéro déchet. Ils s’additionnent aux 7 principes Sans trace afin d’élargir le champ d’action des écoresponsables.